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Fourmi

Fourmi

Les fourmis ( des formicidés — Formicidae — ) sont des insectes sociaux formant des colonies, appelées fourmilières, parfois extrêmement complexes. Elles font partie de l' des hyménoptères, tout comme les guêpes et les abeilles. Les termites, parfois appelés fourmis blanches, constituent l' des isoptères et ne sont donc pas particulièrement apparentés aux fourmis. (Le termite est une espèce plutôt archaïque à l'inverse de la fourmi, assez évoluée) Les premières fourmis connues sont apparues à la fin du Crétacé et seraient une évolution des guèpes qui sont présentes dans le jurassique. Morphologiquement, elles se distinguent des autres insectes principalement par des antennes avec un coude marqué et par un pédoncule en forme de perle formé des premiers segments abdominaux (qui sont joints au thorax chez les guêpes). À l'exception des individus reproducteurs, la plupart des fourmis sont aptères (sans ailes). Les œufs sont pondus par une ou parfois plusieurs reines (bien qu'il existe des fourmis sans reine), et la plupart des individus grandissent pour devenir des femelles aptères et stériles appelées ouvrières. Périodiquement, des essaims de nouvelles reines et de mâles, généralement pourvus d'ailes, quittent la colonie pour se reproduire. Les mâles meurent ensuite rapidement, tandis que les reines survivantes, fécondées, fondent de nouvelles colonies ou, parfois, retournent dans leur fourmilière natale.

Développement

aile Les fourmis se développent par métamorphose complète, passant par des états successifs différents : d'abord œuf, ensuite larve, puis nymphe (parfois pupe ou cocon, principalement chez les formicinae) pour enfin devenir adulte. La larve, privée de pattes, est particulièrement dépendante des adultes. Les différences morphologiques majeures entre les reines et les ouvrières, et entre les différentes castes d'ouvrières quand elles existent, sont induites par le régime alimentaire au stade larvaire. Quand au sexe des individus, il est déterminé génétiquement: si l'œuf est fécondé l'individu est alors XX, et diploïde l'œuf donnera une femelle (ouvrière ou reine), s'il ne l'est pas l'individu est X0, et haploïde et forme un mâle. Les fourmis pratiquent la trophallaxie, le processus alimentaire au cours duquel une fourmi régurgite une partie de la nourriture qu'elle a ingérée dans son jabot social pour la restituer à une autre fourmi. Les larves et les pupes doivent être maintenues à température constante pour assurer leur développement et sont souvent déplacées parmi les diverses chambres de couvée de la fourmilière. Une nouvelle ouvrière passe les premiers jours de sa vie adulte à s'occuper de la reine et des jeunes. Ensuite, elle participe à la construction et au maintien du nid, puis à approvisionner et défendre le nid. Ces changements sont assez brusques et définissent des castes temporelles. Chez certaines fourmis, il existe également des castes physiques. Selon leur taille, les ouvrières sont mineures moyennes ou majeures, ces dernières participant à l'approvisionnement plus tôt. Souvent les fourmis les plus grandes sont disproportionnées : tête plus grande et mandibules plus fortes. Chez quelques espèces, les ouvrières moyennes ont disparu, et il existe une grande différence physique entre les petites et les géantes, appelées parfois soldats bien que leur rôle défensif ne soit pas nécessairement prépondérant.

Comportement

Communication

La communication entre les fourmis se fait surtout au moyen de produits chimiques volatiles appelés phéromones. Comme d'autres insectes, les fourmis sentent avec leurs antennes. Celles-ci sont assez mobiles, ayant — comme mentionné plus haut — une articulation coudée après un premier segment allongé (le scape), leur permettant d'identifier aussi bien la direction que l'intensité des odeurs. Ce système d'orientation olfactif est combiné avec des composantes visuelles (points de repère, position du soleil). L'utilisation principale des phéromones réside dans la définition de « pistes » olfactives destinées à guider les fourmis vers des sources de nourriture (voir ci-dessous). Les phéromones sont aussi mélangées avec la nourriture échangée par trophallaxie, informant chacune sur la santé et la nutrition de ses congénères. Les fourmis peuvent aussi détecter à quel groupe de travail (par exemple le fourragement ou la maintenance de nid) l'une ou l'autre appartient. De même, une fourmi écrasée ou attaquée produira une phéromone d'alerte dont la concentration élevée provoque une frénésie agressive chez les fourmis à proximité ou dont une concentration plus faible suffit à les attirer. Dans certains cas, les phéromones peuvent être utilisées pour tromper les ennemis, ou même à influencer le développement des individus. Ainsi, la reine produit une phéromone spéciale en l'absence de laquelle les ouvrières commenceront à élever de nouvelles reines. Certaines fourmis émettent des sons, on parle alors de stridulations (friction de la râpe, formée d'un alignement de côtes, de stries, de dents, d'épines, et du grattoir, qui consiste en une saillie ou un bord vif, qui produit la stridulation, un peu comme le ferait un clou grattant sur une lime ou l'ongle passant sur les dents d'un peigne).

Comportement collectif

trophallaxie Les fourmis attaquent et se défendent en mordant et, pour certaines espèces, en projetant de l'acide formique (fomicinae) qui fait fondre la chitine des insectes, ou en piquant à l'aide d'un aiguillon (myrmicinae). Chez la plupart des espèces, la colonie a une organisation sociale complexe et est capable d'accomplir des tâches difficiles (exploiter au mieux une source de nourriture, par exemple). Cette organisation apparaît grâce aux nombreuses interactions entre fourmis, et n'est pas dirigée -- contrairement à une idée répandue -- par la reine. On parle alors d'intelligence collective, pour décrire la manière dont ce comportement collectif complexe apparaît, grâce à des règles individuelles relativement simples. Dans les colonies de fourmis, le « comportement global » n'est donc pas programmé chez les individus, on dit qu'il émerge de l'enchaînement d'un grand nombre d'interactions locales entre les individus et entre les individus et leur environnement. Un exemple classique de comportement collectif auto-organisé est l'exploitation des pistes de phéromones. Une fourmi seule n'a pas l'intelligence nécessaire pour choisir ce plus court chemin dans un environnement complexe. De fait, c'est la colonie dans son ensemble (du moins, les individus impliqués dans le fourragement) qui va choisir ce chemin. En 1980, Jean-Louis Deneubourg a pu vérifier expérimentalement qu'une colonie de fourmis (de l'espèce Lasius niger) disposant de deux chemins de longueurs différentes pour ralier une source de nourriture, choisissait plus souvent le chemin le plus court. Il décrit ainsi ce phénomène [http://www.archipress.org/ts/deneubourg.htm] : :« (...) un « éclaireur », qui découvre par hasard une source de nourriture, rentre au nid en traçant une piste chimique. Cette piste stimule les ouvrières à sortir du nid et les guide jusqu’à la source de nourriture. Après s’y être alimentées, les fourmis ainsi recrutées rentrent au nid en renforçant à leur tour la piste chimique. Cette communication attire vers la source de nourriture une population de plus en plus nombreuse. Un individu qui découvre une source de nourriture y « attire » en quelques minutes n congénères (par exemple 5); chacun de ceux-ci y attirent à leur tour n congénères (25), et ainsi de suite. » On connaît depuis d'autres exemple de ce type, comme la construction du nid, la répartition du couvain dans celui-ci, l'entassement des cadavres de la colonie, l'organisation en « supercolonies », etc.

Relations symbiotiques


- Des pucerons sécrètent un liquide sucré appelé le miellat. Normalement il tombe au sol, mais certaines fourmis s'en nourrissent. Les fourmis tiennent à distance les prédateurs et transportent les pucerons aux meilleurs emplacements pour se nourrir. Certaines les accueillent au sein même de la fourmilière, pour les espèces se nourrissant sur les racines des plantes.
- Des chenilles myrmécophiles ou aimant la fourmi (généralement bleues, cuivrées, ou aux poils rayés) sont mises en pâture comme du bétail par les fourmis le jour, et sont ramenées à l'intérieur du nid des fourmis la nuit. Ces chenilles ont une glande qui sécrète le miellat quand les fourmis les massent.
- Quelques chenilles myrmécophages (se nourrissant de fourmis) sécrètent une phéromone qui fait que les fourmis prennent la larve pour une des leurs. Les chenilles sont alors emportées dans le nid où elles peuvent se nourrir de larves de fourmi.

Types

Parmi les 11 800 espèces connues environ (on estime à plus de 20 000 le nombre total d'espèces), la plus grande (3 cm de long) est Dinoponera quadriceps chez laquelle exceptionnellement la reproduction d'une ouvrière aboutit, invariablement, à la mort en pleine action de son soupirant : encore accouplée, elle lui sectionne l'abdomen. Puis retourne au nid, toujours munie des pièces génitales de sa brève rencontre, ce qui la rend non réceptive aux avances des autres mâles. Les fourmis les plus primitives sont les fourmis soldats et les fourmis conducteurs, d'Amérique du Sud et d'Afrique, respectivement. Celles-ci ne forment pas de nid permanent, mais alternent plutôt entre des étapes de vie nomade et des étapes où les ouvriers forment un nid provisoire (le bivouac) à partir de leurs propres corps. La plupart des fourmis forment des colonies stationnaires, creusant d'habitude dans le sol ou une cavité. Les colonies se reproduisent par des vols nuptiaux comme décrit plus haut, ou par la fission (un groupe d'ouvrières creuse simplement un nouveau trou et élève de nouvelles reines). Les membres de différentes colonies sont identifiés par l'odeur et habituellement les intrus sont attaqués, avec des exceptions notables. D'autres méthodes de développement de nouvelles colonies ont été observées :
- Quelques fourmis sont esclavagistes, comme la Formica sanguinea, et pillent le couvain des autres espèces en faisant de véritables raids dans les colonies d'autres fourmis, s'emparent de pupes, cocons et nymphes qui sont traitées comme le couvain génétiquement parent, nourries, choyées, protégées. :Une fois nées, les ouvrières esclaves ne se rendent compte de rien, et pensent être dans leur fourmillière d'origine. Elles se mettent donc tout naturellement au travail pendant que les ouvrières de l'espèce esclavagiste se reposent ou partent en chasse d'autres esclaves ! :Il arrive parfois qu'une reine d'une autre espèce soit prise en esclavage, la fourmilière disposera donc pendant une vingtaine d'années d'esclaves à profusion. :Quelques espèces, comme les fourmis amazones (Polyergus rufescens), sont devenues complètement dépendantes de telles esclaves, au point d'être incapables de s'alimenter sans leur aide.
- Quelques fourmis, appelées pot de miel, sont des ouvriers spécialisés appelés replètes qui stockent simplement l'alimentation pour le reste de la colonie ; elles sont généralement immobilisées par leurs abdomens considérablement gonflés. En Afrique, Amérique et Australie où elles vivent, on les considère comme un mets délicieux.
- Les fourmis tisserands (Oecophylla) construisent leur nid dans des arbres en attachant des feuilles ensemble, d'abord en les joignant par un pont d'ouvrières puis en les cousant ensemble avec de la soie produite par des larves.
- Les coupeurs de feuilles (Atta) se nourrissent exclusivement d'un champignon spécial qui vit seulement dans leurs colonies. Elles récoltent continuellement des feuilles dans lesquelles elles découpent de petits morceaux qui servent à cultiver le champignon. Les castes de ces fourmis sont organisées autour de la découpe des feuilles et en fonction de la taille des morceaux dont elles sont chargées.
- Les fourmis charpentières (Camponotus herculaenus) font leurs nids en creusant le bois. Elles varient en taille et en couleur, mais sont d'habitude plus grandes que 1 cm et noirâtres, elles comptent parmi les plus grandes espèces d'Europe.
- A noter qu'une espèce est protégée en France, Formica rufa (fourmi rousse). La fourmilière de ces dernières constitue un dôme de brindilles pouvant atteindre plus d'un mètre de haut, souvent en lisière de forêt. Concernant le reproduction, la petite fourmi de feu ou fourmi électrique (Wasmannia auropunctata), a la possibilité assez exceptionnelle d'avoir deux modes de reproduction : sexué ou par clonage.

La fourmi et l'homme

Les rapports entre humains et fourmis sont très variables. D'une part, les fourmis ont souvent été utilisées dans des fables et des histoires enfantines pour représenter l'acharnement au travail et l'effort coopératif. Elles peuvent aussi être perçues comme utiles pour nettoyer des insectes parasites et aérer le sol. D'autre part, elles peuvent devenir sources de nuisances mineures ou parasites elles-mêmes quand elles envahissent les maisons, les cours, les jardins et les champs. La fourmi Tetraponera colonise un arbre creux le Barteria surnommé au Gabon l'arbre de l'adultère. On y attachait les femmes adultères dans le temps. La morsure d'une fourmi étant aussi douloureuse que celle d'une guêpe mais moins longue. Une certaine espèce, appelée fourmi tueuse, a tendance à attaquer des animaux beaucoup plus grands qu'elle dans sa quête de nourriture ou dans la défense de ses nids. Les attaques sur l'homme sont rares, mais les piqûres et les morsures peuvent être très douloureuses et incapacitantes si elles sont répétées. Les fourmis peuvent aussi être source de problème lorsqu'elles sont introduites dans des zones géographiques où elles ne sont pas indigènes (comme Linepithema humile, la fourmi d'argentine, formant la supercolonie qui va des côtes italiennes aux côtes espagnoles en passant par la France, soit plus de 6 000 km, et exterminant les espèces indigènes). Image:Septembre_2004_11.jpg|Reine Camponotus herculaenus Image:Formica_sanguineapetit.jpg|Formica sanguinea (reine + esclave Formica fusca) Image:Myrmica_puceron.jpg|Myrmica rubra « à la traite » Image:Atta colombica workers cutting whole plant.jpg|Atta colombica, au Panama Image:Sanguinea oeil 2.jpg|Œil de Formica sanguinea Image:Leaf_ants.jpg|Fourmis Atta transportant des feuilles coupées

Bibliographie


- Heikko Bellmann (1999). Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d'Europe. Delachaux et Niestlé (Lausanne), coll. Les compagnons du naturaliste : 336 p.
- Daniel Cherix (1986). Les Fourmis des bois. Payot (Lausanne), collection Atlas visuels, série Comment vivent-ils ? : n.f.
- Bert Hölldobler et Edward O. Wilson (1994) Voyage chez les fourmis, , Seuil (Paris), coll. Science ouverte : 247 pages.
- Julian Huxley (1955). Les Voies de l'instinct : fourmis et termites. À la Baconnière (Neuchâtel), coll. Observation et synthèse : 104 p.
- Pierre Jolivet (1986), Les Fourmis et les Plantes. Un exemple de coévolution. Éditions Boudée (Paris) : 254 pages.
- Pierre-André Latreille (1989). Histoire des fourmis de la France. Cité des sciences et de l’industrie (Paris) : 64 p.
- Luc Passera (1987). L’organisation sociale des Fourmis. Privat (Toulouse), coll. Bios : 280 p.
- Albert Raigner (1952). Vie et Mœurs des fourmis. Payot (Lausanne), coll. Bibliothèque scientifique, 11 : 223 p.

Aspects culturels

La fourmi est souvent symbole d'un être travailleur, agressif et vindicatif. Les fourmis sont parfois utilisées comme un remède contre la paresse (comme au Maroc). Dans certaines régions africaines, les fourmis sont les messagers des dieux. On dit souvent que des morsures de fourmi ont des propriétés curatives. Quelques religions amérindiennes, comme la mythologie Hopi, reconnaissent des fourmis comme des ancêtres. Les morsures de fourmi sont utilisées comme test d'endurance et de courage dans les cérémonies d'initiation de certaines cultures africaines et amérindiennes (voir le roman L'enfant noir de Camara Laye). La fourmi a été le thème d'un certain nombre de créations culturelles :
- des fables : La Cigale et la Fourmi de Jean de La Fontaine ;
- des livres : Les Fourmis de Bernard Werber ;
- des films de science-fiction : Les fourmis géantes ;
- des films d'animation : 1001 pattes du studio Pixar et Fourmiz du studio DreamWorks.

Voir aussi

right
- Edward Osborne Wilson, entomologiste et sociobiologiste, célèbre pour son travail sur les fourmis ;
- Les algorithmes de colonies de fourmis sont des métaheuristiques inspirées par le comportement des fourmis réelles ;
- Plantes myrmécophiles ;
- Animaux myrmécomorphistes
- Bernard Werber, romancier français, auteur notamment d'une série d'ouvrages de fiction à succès qui utilisent le thème des fourmis.
- myrmécologie : l'étude des fourmis
- Wasmannia auropunctata

Liens externes


- [http://www.akolab.com/ Site communautaire sur l'élevage des fourmis]
- [http://membres.lycos.fr/dmouli Site sur les Fourmis]
- [http://www.macro-photo.org/species-checklist-arthropods-insects-birds-avians/ants-formicidae-macro-photo-images-gallery.htm Macrophotographie - Les photos des fourmis]
- [http://blog.empyree.org/?2004/12/12/380-la-fourmi-sans-reine-mais-non-sans-rang La fourmi sans reine mais non sans rang] Catégorie:Apocrita Catégorie:Hyménoptère (noms vernaculaires) ja:アリ ko:개미 simple:Ant

Insectes sociaux

Les insectes sociaux sont des insectes vivant et s'organisant en colonies et démontrant une intelligence collective leur permettant de retirer un bénéfice de leur instinct grégaire. Parmi les insectes sociaux, on compte:
- Toutes les espèces de fourmis
- Toutes les espèces de termites
- Certaines espèces d'abeilles
- Certaines espèces de guêpes

Voir aussi


- Intelligence collective
- Colonie Catégorie:Entomologie

Fourmilière

Une Fourmilière est un tas de terre, de sable d'argile ou d'autres matériaux excavés s'accumulant à l'entrée de l'habitat souterrain des colonies de fourmis ; celle-ci est construite par une armada d'ouvrières qui déplacent les saletés à l'extérieur, près de la sortie. argile

Voir Aussi


- Fourmi
- Colonies de fourmis

Guêpe

Catégorie:Hyménoptère (noms vernaculaires) Les guêpes sont des insectes de l' des hyménoptères ( des ptérygotes, groupe des néoptères). On peut les diviser en trois s, ou s, selon les auteurs.

Les Sphecoidea : les guêpes fouisseuses

Ce sont des insectes solitaires. Pour son nid, la femelle peut : - utiliser diverses cavités (tiges creuses, anfractuosités), - bâtir de toutes pièces des loges (en terre), - creuser plusieurs cellules dans le sol. Le nid sera rempli d'arthropodes (insectes matures, larves, araignées) souvent paralysés à l'aide de son venin et sur lesquels elle pond. Il en existe environ 9000 espèces à travers le monde.

Les Pompiloidea : les pompiles

Ce sont des insectes solitaires. La femelle nourrit ses larves avec des araignées (une araignée par œuf). Soit elle utilise le nid de l'araignée, soit elle utilise une cavité préexistante, soit elle creuse un terrier, ceci après ou avant de capturer une proie.

Les Vespoidea : Les guêpes maçonnes et guêpes sociales


- Les guêpes maçonnes (famille des Eumenidae) sont des insectes solitaires formant des petits nids d'argile ou de boue.
- Les guêpes sociales (famille des Vespidae) sont des insectes sociaux. Elles forment des colonies annuelles fondées au printemps par une femelle fécondée, la reine. les mâles naissent à la fin de l'été et seules les nouvelles femelles fécondées hivernent. Image:Guêpe maçonne.jpg|Guêpe maçonne Image:Nid guêpe maçonne.jpg|Nid de Guêpe maçonne

Principales espèces


- Vespula vulgarisguêpe commune
- Vespula germanicaguêpe germanique
- Vespa crabrofrelon
- Polistes gallicusguêpe poliste

Abeille

Les abeilles sont des insectes qui forment la des apoïdés (Apoidea), dans l' des hyménoptères. Les abeilles adultes se nourrissent généralement de nectar et sont d'importants agents de pollinisation. Leurs pièces buccales sont de type suceur. Leur langue se replie dans leur bouche. Les femelles de la majorité des espèces possèdent un aiguillon venimeux (qui est en fait dérivé de l'ovipositeur) sur leur abdomen qui a une très grande mobilité. Ces insectes sont habituellement revêtus d’un duvet pouvant ressembler à du poil. Contrairement à beaucoup d'insectes, les abeilles femelles s'occupent à divers degrés de leur progéniture. Cela va de la simple fourniture d'une réserve de nourriture (généralement un mélange de nectar et de pollen) à la défense du couvain par les ouvrières. Certaines espèces sont toutefois cleptoparasites et nourrissent leurs larves aux dépens d'autres espèces. Il existe plus de 16 000 espèces d'abeilles décrites (les opinions varient quant au nombre réel, certains disent 20 000, d'autres l'estiment à 30 000). Bien que l'espèce d'abeille la mieux connue, l'abeille à miel (Apis mellifera), soit une espèce sociale, la plupart des abeilles (plus de 80 %) sont solitaires.

Classification

Familles


- Andrenidae - abeilles fouisseuses (= abeilles des sables)
- Apidae - abeilles à miel, bourdons, abeilles charpentières
- Colletidae
- Ctenoplectridae
- Halictidae
- Megachilidae - abeilles maçonnes et coupeuses de feuilles
- Melittidae
- Stenotritidae Note: certains auteurs rangent les abeilles dans la des apidés (Apidea) plutôt que dans la des apoïdés (Apoidea), les familles discutées ici ayant alors le rang de s. L'apiculture consiste à l'élevage des abeilles, elle est pratiquée par les apiculteurs (latin apis, abeille).
- L'abeille dans tous ses états : latin apis / français abeille/ portugais abelha / espagnol abeja /catalan abella/ italien ape/ roumain albină/anglais bee/ allemand Biene/ néerlandais bij/ islandais bý/ norvégien bì/ danois bi/ suédois bi/ grec μέλισσα/ albanais bletë/ russe пчела/ ukrainien бджола/ biélorusse пчала/ polonais pszczoła/ tchèque včela/ slovaque včela/ serbe пчела/ croate pčèla/ slovène čebela / bulgare пчела/letton bite / lithuanien bitė / breton gwenan / gallois gwenyn/ irlandais beach/ ossète мыдыбындз / tadjik занбур / hindi मधुमक्खी = madhumakkhI / finnois mehiläinen/ estonien mesilane/ hongrois méh / arabe نَحْلَة = nahla / hébreu דְּבוֹרָה = dvorah / turc arı/ mongol зeгий / japonais 蜂 (はち) hachi / chinois 蜂 = feng1 / coréen 꿀벌 kkul-bôl /

Comportement

Le langage des abeilles a été étudié par l'éthologue Karl von Frisch.

Voir aussi

Liens internes


- Abeille à miel
- Apiculture
- Miel
- Ruche

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/02/041_fr.html Voir un schéma détaillé de la morphologie d'une abeille] Catégorie:Apocrita Catégorie:Hyménoptère (noms vernaculaires) ja:ハチ ko:벌 ms:Lebah simple:Bee

Termite

Les termites sont des insectes sociaux de l'ordre des isoptères. Appelés aussi fourmis blanches, ils sont très fréquents dans les pays chauds, où certaines espèces de termites construisent de grands nids en terre gâchée, les termitières, qui sont caractéristiques des plateaux tropicaux. Les termites ont une grande cohésion sociale, à l'image des fourmis et font preuve d'une grande intelligence collective. En Europe, les termites causent de grands dégâts dans les habitations en creusant leurs galeries dans le bois d'œuvre (voir insecte ravageur). Les termites sont surtout abondants dans les pays chauds, et se caractérisent par des pièces buccales broyeuses, par un abdomen relié au thorax et par une métamorphose imparfaite (les larves ressemblent à l'adulte). D'un couple de termites naissent des larves qui après plusieurs mues, donnent des ouvriers et des soldats, ou des nymphes qui donneront des adultes sexués et capables de se reproduire. La termitière est composée de loges reliées par des galeries. Les termites ouvriers creusent et nettoient les galeries, recueillent les œufs pondus par la reine. Certains termites soldats sont pourvus de mandibules pour mordre, d'autres sont pourvus d'une trompe avec laquelle ils projettent sur l'ennemi une substance visqueuse. Les termites inférieurs ont, dans leur intestin, des protozoaires flagellés qui décomposent la cellulose du bois, ce qui leur permet de construire leur nid dans le bois des arbres ou des charpentes. Les termites supérieurs utilisent des champignons ou des bactéries pour décomposer la cellulose et construisent sous terre leur nid, qu'ils prolongent parfois en hauteur par un monticule de terre gâchée qui peut atteindre 3 à 4 mètres de haut. Les termitières sont des réservoirs de protéines pour quelques animaux et pour les tribus africaines de la brousse. Elles constituent aussi un fabuleux système de climatisation capable de garder longtemps, en son for, une température constante quelles que soient les conditions climatiques extérieures. Il existe environ 1 200 espèces de termites, regroupées en familles dont les principales sont :
- les Acanthotermitidés.
- les Calotermitidés, avec un tarse à 4 articles.
  - Calotermae flavicollis ou « Termite à cou jaune » qui vit dans les maisons et depuis quelques années remonte vers la nord de la France. C'est une des trois espèces trouvées en France.
- les Eutermitidés.
- les Holotermitidés, sans ocelles.
- les Mastotermitidés, les plus primitives avec un tarse à 5 articles.
  - Mastotermae darwinensis est une espèce primitive qui dérive directement des blattidés par ses pièces buccales de blatte, ses tarses à 5 articles et ses « restes » d'ovipositeur.
- les Nasutermitidés
- les Néotermitidés.
- les Reticulotermitidés :
  - Reticulotermae lucifugus qui attaquent les bois d'œuvre, les archives. C'est une des trois espèces trouvées en France.
- les Rhinotermitidés,
- les Schedorhinotermitidés
- les Termitidés.
- les Termopsidés, avec un tarse à 4 ou 5 articles et pas d'ocelles,

Remarques


- En dépit de la croyance populaire, le mot "termite" est masculin.
- Le système digestif des termites produit plus de méthane que celui de tout autre être vivant. Les termites ont donc une part essentielle dans l'établissement de l'effet de serre naturel.

Réglementation

En France, en vertu de la loi n° 99-471 du 8 juin 1999 tendant à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les termites et autres insectes xylophages, la présence de termites dans un immeuble doit être déclarée auprès des autorités. Les municipalités ont le pouvoir de procéder aux travaux de désinfestation, le cas échéant aux frais des propriétaires. Catégorie:Insecte (noms vernaculaires) Catégorie:Insecte xylophage
-
ja:シロアリ

Isoptère

Catégorie:insecte Dans les classifications anciennes, les isoptères (Isoptera) sont un ordre d'insectes, sous-classe des Ptérygotes, section des Néoptères, division des Hémimétaboles, super-ordre des Orthoptéroidés. Ils sont caractérisés par :
- des ailes homonomes,
- une tête orthognathe,
- des antennes monoliformes, Les Isoptères sont des insectes sociaux au corps mou. Ils sont communément connus sous le non de termites. Les « ouvriers » et les « soldats » sont aptères, les termites sexués sont ailés, les ailes sont perdues après le vol nuptial. Ils sont lucifuges (sauf les imagos ailés) et souvent aveugles. Il existe environ 1 200 espèces de termites, regroupées en familles dont les principales sont :
- les Mastotermitidés, les plus primitives avec un tarse à 5 articles,
- les Calotermitidés, avec un tarse à 4 articles,
- les Termopsidés, avec un tarse à 4 ou 5 articles et pas d'ocelles,
- les Holotermitidés, sans ocelles,
- les Rhinotermitidés,
- les Termitidés.

Jurassique

Le Jurassique est un système géologique qui s'étend de -199,6 à -145,5 millions d'années. Les couches stratigraphiques qui définissent le début et la fin du jurassique sont bien connues, mais les dates exactes sont incertaines de 5 à 10 millions d'années près. Le Jurassique a été nommé ainsi par Alexandre Brongniart d'après les calcaires trouvés dans le Jura. Cette période de l'ère Mésozoïque suit le Trias et précède le Crétacé. Le début du Jurassique a été marqué par une extinction massive d'espèces. Cette période se subdivise en Lias, Dogger et Malm aussi connus sous le nom de Jurassique inférieur, Jurassique moyen et Jurassique supérieur. Au début du Jurassique le supercontinent Pangée a commencé à se scinder en Amérique du Nord, Eurasie et Gondwana. Pendant le Jurassique supérieur le Gondwana se scinda à son tour en Afrique, Amérique du Sud et antarctique. À l'instar du Trias il ne semble pas y avoir eu de terre proche des pôles ; le climat était chaud : il n'existe pas d'indices d'une période glaciaire pendant cette période. Durant le Jurassique les formes de vie les plus évoluées dans les mers sont les poissons et des reptiles marins. De nouveaux groupes tel que le plancton apparaissent. Les Ammonites sont très communes. Sur terre, les reptiles restent dominants. Les premiers oiseaux ont probablement évolué durant l'époque Malm.

Voir aussi


- échelle des temps géologiques

Références


- Alexandre Brongniart, 1829, Tableau des terrains qui composent l'écorce du globe, p. 223 catégorie:Mésozoïque ja:ジュラ紀 ko:쥐라기

Antenne

ms:Antena ja:空中線 catégorie:électromagnétismecatégorie:Antenne Catégorie:Radioélectricité En radioélectricité, une antenne est un dispositif permettant de rayonner (émetteur) ou de capter (récepteur) les ondes électromagnétiques. Historiquement, l'antenne a été découverte par Popov et expérimentée par Guglielmo Marconi. L'antenne est un conducteur électrique plus ou moins complexe généralement placé dans un endroit dégagé. Elle se définit par les caractères listés dans le sommaire suivant. Guglielmo Marconi

Bande de fréquence d'utilisation

L'antenne doublet est un dipôle électrique qui se comporte comme un circuit résonant. La fréquence de résonance de l'antenne dépend d'abord de ses dimensions mais aussi des éléments qui lui sont ajoutés. Par rapport à la fréquence de résonance centrale de l'antenne, on peut tolérer un certain affaiblissement (généralement 3 décibels) qui détermine la fréquence minimum et la fréquence maximum d'utilisation ; la différence entre ces deux fréquences est la bande passante. Il est fréquent qu'une antenne soit utilisée en réception largement en dehors de sa bande passante, c'est le cas des antennes d'auto-radio dont la fréquence de résonance se situe souvent à plus de 200 MHz et que l'on utilise pour l'écoute de la bande de radiodiffusion « FM » vers 100 MHz, voire la gamme des grandes ondes ne dépassant pas quelques centaines de kilohertz. Certaines antennes dites multibandes peuvent fonctionner correctement sur des segments discontinus sans dispositif particulier. D'autres nécessitent l'emploi d'un circuit adaptateur d'impédance pour fonctionner correctement.

Polarisation

La polarisation d'une antenne est celle du champ électrique E de l'onde qu'elle émet. Un dipôle demi-onde horizontal a donc une polarisation horizontale. Certaines antennes ont une polarisation elliptique ou circulaire (antenne hélice) ou une polarisation croisée (double-yagi dont les plans sont perpendiculaires). Le fait d'utiliser deux antennes de polarisations différentes pour réaliser une liaison introduit des pertes supplémentaires importantes. voir aussi la polarisation et les émetteurs de télévision

Directivité et diagramme de rayonnement

L'antenne isotrope, c'est-à-dire rayonnant de la même façon dans toutes les directions, est un modèle théorique irréalisable dans la pratique. En réalité, l'énergie rayonnée par une antenne est répartie inégalement dans l'espace, certaines directions étant privilégiées : ce sont les lobes de rayonnement. Le diagramme de rayonnement d'une antenne permet de visualiser ces lobes dans les trois dimensions, dans le plan horizontal ou dans le plan vertical incluant le lobe le plus important. La proximité et la conductibilité du sol ou des masses conductrices environnant l'antenne peuvent avoir une influence importante sur la forme du diagramme de rayonnement. Une antenne directive possède un ou deux lobes nettement plus importants que les autres ; elle sera d'autant plus directive que le lobe le plus important sera étroit. Si la station radio captée ne se trouve pas toujours dans la même direction il peut être nécessaire d'orienter l'antenne en la faisant tourner avec un moteur. Certaines antennes de poursuite de satellites sont orientables en azimut (direction dans le plan horizontal) et en site (hauteur au-dessus de l'horizon]). Les antennes directives sont utilisées en radiogoniométrie. Une direction de faible gain peut être mise à profit pour éliminer un signal gênant (en réception) ou pour éviter de rayonner dans une région où il pourrait y avoir interférence avec d'autres émetteurs. Une antenne équidirective ou omnidirectionnelle rayonne de la même façon dans toutes les directions du plan horizontal. Le gain d'une antenne par rapport à l'antenne isotrope est dû au fait que l'énergie est focalisée dans une direction, comme l'énergie lumineuse d'une bougie peut être concentrée grâce à un miroir ou une lentille convergents. Il s'exprime en dBi (décibels par rapport à l'antenne isotrope). Les mesures sur les antennes sont effectuées en espace libre ou en chambre anéchoïde.

Forme et dimensions

La forme et les dimensions d'une antenne sont extrêmement variables : celle d'un téléphone portable se limite à une petite excroissance sur le boîtier de l'appareil tandis que la parabole du radiotélescope d'Arecibo dépasse 300 m de diamètre. Très grossièrement on peut dire que pour la même fréquence d'utilisation, les dimensions d'une antenne seront d'autant plus grandes que son gain sera élevé, à cause de l'utilisation d'éléments réflecteurs comme celui de l'antenne parabolique, par exemple. L'antenne demi-onde ou doublet, comme son nom l'indique, a une longueur presque égale à la moitié de la longueur d'onde pour laquelle elle a été fabriquée. La longueur électrique de l'élément d'une antenne peut être augmentée en insérant une bobine en série avec le fil conducteur ou en ajoutant une armature de condensateur à l'extrémité de celui-ci.

Types d'antennes

radiotélescope Il existe des dizaines de types d'antennes, différents par leur fonctionnement, leur géométrie, leur technologie...
Quelques exemples :
- antenne en parapluie ou en nappe pour ondes kilométriques
- antenne boucle (loop) de différentes formes (carré, triangle, losange...), verticale ou horizontale.
- antenne doublet filaire pour ondes décamétriques.
- antenne yagi-uda à éléments parasites, très directive et à gain important. C'est le rateau utilisé pour la réception de la TV hertzienne.
- antenne quart d'onde verticale omnidirectionnelle pour très hautes fréquences (THF ou VHF).
- antenne rideau ou colinéaire à la directivité très marquée.
- antenne cadre magnétique, de dimensions réduites.
- antenne diélectrique ou par ondes de surface
- antenne hélice pour ondes décimétriques, très directive.
- antenne parabolique utilisable au dessus d'un GHz (hyperfréquences) Wifi, ISM, transmissions par satellite, bandes S, C, Ku, Ka.
- antenne à fentes applications Wifi, ISM, bandes S, C, Ku, Ka..
- antenne quad applications Wifi, ISM bande des 2,4 GHz, TNT ondes courtes bande L (antenne cubical quad)
- antenne cornet à partir de la bande S
- antenne cornet-entonnoir à partir de la bande S
-
antenne patch à partir de 1,2 GHz.
-
antenne dièdre, à partir de 1.2 Ghz Remarque : dans le domaine du grand public, les antennes pour la réception de la télévision analogique TAT et numérique (TNT) ainsi que la radiodiffusion en FM terrestres, sont plus connues sous l'appellation usuelle d'antenne « râteau » (en fait des antennes yagi-uda VHF ou UHF). L'antenne dite parabole ainsi que, plus rarement l'antenne plate, sont destinées à la télévision par satellite, aux télécommunications, aux radars... La télévision par MMDS (rare) nécessite des antennes type yagi ou parabolique.

Mode d'alimentation

L'antenne est généralement déployée à l'extérieur, voire fixée au sommet d'un mât. Pour acheminer vers l'antenne l'énergie à haute fréquence fournie par l'émetteur ou en sens inverse amener le signal capté par l'antenne jusqu'à l'entrée du récepteur, on utilise une ligne bifilaire ou un câble coaxial. Pour obtenir un fonctionnement optimal, l'impédance au point d'alimentation doit être du même ordre que l'impédance caractéristique de la ligne d'alimentation. L'ordre de grandeur des impédances rencontrées est de quelques dizaines (50 ou 75 ohms pour le câble coaxial) et quelques centaines d'ohms (300 ohms pour une ligne bifilaire). Outre l'adaptation des impédances, il est souhaitable d'alimenter une antenne symétrique (comme le doublet demi-onde à l'aide d'une ligne symétrique (comme la ligne bifilaire) et une antenne asymétrique comme l'antenne verticale (antenne ground-plane) avec une ligne asymétrique : un câble coaxial, par exemple. Pour passer d'une ligne symétrique à une ligne asymétrique, on utilise souvent un balun. Sur ondes centimétriques et plus courtes, on utilise des guides d'ondes, sortes de tubes rectangulaires dans lesquels circulent les ondes. Certaines antennes, comme les antennes paraboliques de réception de la télévision par satellite, incorporent un dispositif électronique d'amplification et de conversion de la fréquence reçue.

Utilisation en émission

Le plus souvent, une antenne peut être utilisée aussi bien en émission qu'en réception. Toutefois certaines antennes utilisées en réception ont un rendement très faible en émission (antenne Beverage) ou bien ne pourraient supporter une puissance d'émission importante à cause des pertes ou des surtensions trop élevées qui pourraient les détériorer.

Réalisation mécanique

Selon qu'une antenne est destinée à la réception de la télévision grand-public ou à un satellite de télécommunication, la qualité (et le coût) de la réalisation ne sera pas la même. La résistance au vent et aux intempéries doivent être particulièrement soignées pour obtenir une grande fiabilité et stabilité, c'est le cas des antennes à réflecteur parabolique. En altitude il n'est pas rare qu'une antenne soit enrobée de glace, les éléments doivent supporter cette surcharge sans se déformer. Pour éviter les problèmes d'oxydation et d'infiltration d'eau, les éléments alimentés sont souvent protégés par un étui isolant.

Abdomen

simple:Abdomen L'abdomen (mot latin, soit de abdere, cacher, ou de la forme adipomen, dadeps, gras) est la région du corps contenant la plus grande partie des organes digestifs. Il est aussi appelé le ventre. Pour des détails anatomiques supplémentaires sur le tube digestif et anatomie.

Muscles de la paroi abdominale

Organes abdominaux

L'abdomen contient le foie qui est attaché à la vésicule biliaire et l'intestin grêle relié à l'appendice, plus l'estomac, le pancréas, la rate, le côlon et la vessie. Les reins, le pancréas et des vaisseaux sanguins importants comme l'aorte et la veine cave inférieure sont également considérés comme parties de l'abdomen, mais sont situés dans la partie de l'abdomen appelée rétropéritoine.

Marques superficielles de l'abdomen

Voir aussi


- Liste des muscles du corps humain
- tractus alimentaire
- Douleur abdominale
- Danse du ventre
- péritonite
- nombril.

Références


- Tortora, Gerard J., Anagnostakos, Nicholas P. (1984)
Principles of Anatomy and Physiology, Harper & Row Publishers, New York ISBN 0-06-046656-1
- Gray, Henry, (1977)
Anatomy, Descriptive and Surgical (Gray's Anatomy) Bounty Books
- Taber, Clarence Wilber, (1981)
Taber's Cyclopedic medical dictionary 14 Edition, F.A Davis Company, Philadelphia ISBN 0-8036-8307-3
-


Thorax

Le thorax est une région anatomique située entre la tête et l’abdomen.

Mammifères

voir cage thoracique.

Insectes

Chez les insectes le thorax porte les trois paires de pattes et les ailes éventuelles. Il est formé de trois parties distinctes:
- le prothorax est le premier segment thoracique situé derrière la tête; il porte la première paire de pattes.Sa face supérieure est appelée le pronotum.
- le mésothorax est le segment du milieu.
- le métathorax est le segment arrière, près de l'abdomen. catégorie:anatomie

Reproduction (biologie)

ja:生殖 catégorie:physiologiecatégorie:biologie La reproduction est l'ensemble des processus par lesquels une espèce se perpétue, en suscitant de nouveaux individus. Un terme spécifique existe en ce qui concerne la reproduction humaine : procréation.

Reproduction asexuée

Voir clonage.

Reproduction sexuée

La reproduction sexuée est majoritaire chez les eucaryotes.

Inconvénients


- Nécessité de la recherche de partenaire
- Faible efficacité
- Nécessité de produire des cellules à n chromosomes c'est-à-dire à réaliser des méioses, il faut pour cela beaucoup de gènes
- Nécessité de produire des gamètes très nombreuses chez le mâle
- Nécessité de l'accouplement avec risque de contamination bactérienne

Avantages


- Recombinaison génique au cours de la méiose et réparation chromosomique
- Théorie du changement adaptative:
- Diminution du nombre des maladies récessives
- Semble lié à une longue vie

Effets génétiques

La reproduction permet la transmission des gènes d'une génération à l'autre impliquant :
- un maintien de la fidélité de l'information génétique ;
- une certaine variabilité permettant une évolution de l'information génétique (indispensable à long terme pour permettre aux espèces de s'adapter par la sélection du milieu selon la vision évolutionniste de Darwin). Dans un certain nombre de cas, les organismes vont strictement reproduire le patrimoine génétique, aux erreurs près (petites possibilités de mutation). C'est notamment le cas de la reproduction par fragmentation et de la division cellulaire de type mitose, dans les clonage, et dans la parthénogenèse. Dans le cas de la reproduction sexuée, faisant intervenir la méiose, le patrimoine génétique n'est pas reproduit. Un enfant n'a pas les mêmes chromosomes que son père ou sa mère mais un mélange des deux, voire de nouveaux chromosomes sont créés (cross-over et autres mutations).

Nouvelles espèces

Le produit d'une reproduction réussie peut ne pas appartenir à la même espèce, stricto sensu. En effet, certaines espèces différentiées depuis peu de temps à l'échelle des temps restent assez voisines pour que la procréation sexuée reste possible, même si le produit est rarement fertile. Le cas est bien connu :
- entre ânes et chevaux : mulet et mule
- entre lions et tigres : tigron et ligre. Le phénomène peut même prendre une extension spectaculaire, avec des variations importantes dans la structure génétique (modification importante dans le nombre et la structure des chromosomes)
- entre certains végétaux : triticale, blé

Voir aussi


- Reproduction dans le règne animal
  - Physiologie de la reproduction
  - Comportements sexuels
- Reproduction dans le règne végétal
- Procréation

Sources


- Diffusion des savoirs de l'École normale supérieure [http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=102]

Aile

Architecture

En architecture, l'aile est la partie d'un bâtiment qui forme un angle avec la construction principale.

Nature

Une aile est un "appendice" permettant le vol, organe spécifique et caractéristique des oiseaux, de certains insectes permettant à la plupart de voler.
- L'aile des Oiseaux est constituée par leur membre antérieur. Ce membre est très modifié par rapport au schéma classique du membre chiridien des Tétrapodes : le nombre de doigts est réduit (3), les métacarpes sont soudés, le cubitus est plus développé que le radius. Les plumes du vol déployées sur les ailes s'appellent les rémiges. Les muscles permettant aux ailes de battre sont les muscles alaires qui s'insèrent sur le brechet (sternum renforcé).
- L'aile des Insectes est une expansion tégumentaire est n'est absolument pas homologue à l'aile des Oiseaux. Les ailes sont insérées sur le deuxième et le troisième segment thoracique sauf chez les Diptères où l'aile du 3ème segment est remplacée par des balanciers. Cette différence se fait sous le contrôle génétique d'un gène appellé Ultrabithorax (la mutation de ce gène chez la Drosophile (Diptère) aboutit à un adulte avec 4 ailes au lieu de 2). Chez les Insectes qui ont un développement post-embryonnaire avec larves et nymphes (Diptères, Lépidoptères, Hyménoptères...) les ailes ne sont pas visibles chez la larve mais sont présents à l'état de "disque imaginal".

Aéronautique

Voir Voilure (aéronautique)

Symbologie

Les ailes sont un symbole de puissance et d'influence puisque le mot chaldéen désignant la puissance (Abir) est très proche de celui désignant une aile (Aber). L'historien Hérodote nous apprend que le roi assyrien Cyrus le Grand vit en songe le fils d'un de ses princes, en ce moment même dans une province éloignée, portant deux grandes ailes aux épaules: l'une couvrait l'Asie, l'autre l'Europe. Il en conclut aussitôt qu'il fomentait une révolte contre lui. Les symboles des Babyloniens lui étaient familiers, et si les ailes étaient le symbole de la puissance (sur les armées par exemple), les soupçons de déloyauté étaient tout à fait naturels. (Hérodote, livre I, ch.209 p.96).

Résumé

Les plumes des ailes d'un oiseau en vol, modifient en permanence le profil des ailes. Conséquence: La couche limite reste "collée", faisant "glisser" le vent relatif de la portance sans faire de trainées. Finesse incalculable, effort nul, de plus à chaque smash du battement les tourbillons se détachent. La puissance pour le vol en translation est très faible. Catégorie: Entomologie Catégorie: Oiseau Catégorie: Symbole

Métamorphose

Sciences


- La métamorphose en biologie.
- La métamorphose en alchimie.
- En français, le terme de métamorphose ne semble pas utilisé dans les domaines de la géologie et de la minéralogie. En revanche, celui de métamorphisme est d'usage.

Œuvres


- Les Métamorphoses, poème en 15 livres d'Ovide.
- Les Métamorphoses ou L'Âne d'or, roman picaresque en 11 livres, d'Apulée (Luius Apuleius) .
- La Métamorphose, nouvelle de Franz Kafka.
- Métamorphose est le titre du troisième tome de la série de bande dessinée Kwaïdan.
- Metamorphosis, gravure sur bois de M. C. Escher.
- Metamorphosis, œuvre pour piano de Philip Glass.
- Metamorphosis, album du chanteur Hilary Duff, sorti en 2003.

Divers


- Métamorphose, sorte de Sésame ouvre-toi de la série TV Goldorak, apostrophe prononcée plusieurs fois par épisode. Liste non exhaustive.

Voir aussi


- :Catégorie:Métamorphose dans la mythologie grecque

Larve

La larve est le premier stade de développement de l'individu après l'éclosion de l'œuf ou la naissance chez un grand nombre d'espèces animales, ayant un développement post-embryonniare appellé "indirect". On rencontre ce type de développement principalement dans la plupart des embranchements notamment chez les arthropodes (insectes, crustacés), les mollusques, les annélide]]s, et les chordés (urochordés, "poissons", amphibiens). La larve a le plus souvent une forme et un mode de vie très différents de ceux de l'adulte. Son corps est généralement mou, et parfois dépourvu des structures locomotrices de l'adulte (pattes, ailes). Certaines larves sont immobiles. Chez les Arthropodes, sa croissance passe par des mues successives. Chez certaines espèces, il existe ainsi plusieurs stades larvaires successifs. Elle peut connaître des périodes de vie ralentie, appelées diapauses qui lui permettent de résister à la mauvaise saison, la sècheresse ou le froid. La métamorphose transforme la larve en adulte reproducteur. Chez les Insectes, un stade intermédiaire entre la larve et l'adulte peut être présent (nymphe chez les Lépidoptères, les Hyménoptères, les Diptères). Les larves peuvent être aquatiques ou terrestres (en surface ou souterraines). Elles se développent souvent en parasites au détriment d'autres êtres vivants, animaux ou plantes. Ce parasitisme, qui est à l'origine de certaines maladies humaines et animales, est mis à profit dans les méthodes de lutte biologique. Chez les insectes ravageurs des plantes cultivées, c'est souvent la larve qui provoque le plus de dégâts, notamment la chenille des hyménoptères ou la larve des charançons. Une larve figure parmi les animaux domestiques : le ver à soie qui est la chenille du bombyx du mûrier, élevée pour son cocon d'où l'on tire la soie naturelle. L'axolotl est un cas particulier d'animal dont le développement s'interrompt au stade larvaire et qui peut doncc se reproduire à l'état larvaire (néoténie).

Quelques larves

Spongiaires et Cnidaires]]


- planula

Plathelminthes


- cercaire (douve du foie)
- cysticerque (ténia)

Annélides


- trochophore

Mollusquess


- trochophore
- véligère

Insectes


- asticot
- chenille
- pupe
- varron (larve de la mouche Hypoderma du bœuf)
- "ver"
- ver blanc (hanneton)
- ver gris (noctuelle)

Poissons


  - amnocète (lamproie)
  - civelle
  - leptocéphale (anguille)

Amphibiens


- axolotl
- têtard Catégorie:Zoologie Catégorie:Entomologie simple:Larva

Pupe

Chez les insectes holométaboles, la pupe est le stade de repos où l'animal passe de l'état de larve à celui d'imago. La pupe est parfois appelée par erreur « œuf de fourmis ». Catégorie:Entomologie Catégorie:Insecte Catégorie:Zoologie

Régime alimentaire

pour les régimes alimentaires d'ordre culturels pratiqués par l'Homme voir pratique alimentaire ---- Un régime alimentaire définit la façon dont un organisme se nourrit. Si les plantes synthétisent directement leur nutriments, les animaux sont dépendant d'une ou plusieurs autres espèces pour leur nourriture. Le régime alimentaire, qu'il soit carnivore ou herbivore à une influence prépondérante sur le comportement des animaux. Il détermine notamment leur statut de prédateur ou de proie dans la chaîne alimentaire. Ils peuvent avoir une pratique alimentaire omnivore ou plus spécifique insectivore , piscivore , charognard , saprophageCatégorie:régime alimentaire

Diploïde

Une cellule biologique est diploïde (du grec diploos, douple et eidos, en forme de) lorsque les chromosomes qu'elle contient sont présents par paires (2n chromosomes). Le concept est généralement à opposer à haploïde, terme désignant les cellules avec des chromosomes en simple exemplaire (n chromosomes). Un organisme ou une partie d'organisme sont dits diploïdes lorsque ses cellules sont elles-mêmes diploïdes. Ces définitions ne concernent que les organismes eucaryotes (Protistes, Animaux, Végétaux, Champignons), qui possèdent de vrais chromosomes. Elle exclut donc par exemple les bactéries qui n'ont pas de noyau et possèdent des chromosomes d'un type particulier. bactérie La reproduction sexuée qui implique un échange génétique met en jeu des mécanismes de réduction (méiose) et d'augmentation (fécondation) de la répétition des chromosomes (ploïdie). Le cycle de vie d'un organisme eucaryote comprend donc nécessairement une alternance de stades avec des niveaux de répétition chromosomique différents. Chez les humains, et la plupart des animaux, le stade diploïde (2n) est très dominant. L'organisme (le corps) se développe entièrement avec des cellules qui contiennent chacune les chromosomes en double exemplaire. Le stade haploïde (n), quant à lui, ne concerne que la formation des gamètes : spermatozoïde ou ovule. Le schéma est quasiment le même pour les végétaux à fleurs: la plante est diploïde sauf les cellules reproductrices. Chez les mousses, chez certaines algues, le schéma est inversé : le stade diploïde (2n) n'accompagne que très brièvement la fécondation. La plante se développe suite à la méiose, sous forme haploïde (n).

En savoir plus

voir l'article sur la ploïdie Catégorie:Génétique

Haploïde

Une cellule biologique est haploïde (du grec aploos, simple et eidos, en forme de) lorsque les chromosomes qu'elle contient sont chacun en un seul exemplaire (n chromosomes). Le concept est généralement à opposer à diploïde, terme désignant les cellules avec des chromosomes en double exemplaire (2n chromosomes). Un organisme ou une partie d'organisme sont dits haploïdes lorsque ses cellules sont elles-mêmes haploïdes. Ces définitions ne concernent que les organismes eucaryotes (Protistes, Animaux, Végétaux, Champignons), qui possèdent de vrais chromosomes. Elle exclut donc par exemple les bactéries qui n'ont pas de noyau et possèdent des chromosomes d'un type particulier. bactérie La reproduction sexuée qui implique un échange génétique met en jeu des mécanismes de réduction (méiose) et d'augmentation (fécondation) de la répétition des chromosomes (ploïdie). Le cycle de vie d'un organisme eucaryote comprend donc nécessairement une alternance de stades avec des niveaux de répétition chromosomique différents. Chez les humains, et la plupart des animaux, le stade haploïde (n) est très réduit. Il correspond à la formation des gamètes : spermatozoïde ou ovule. C'est également le même principe chez les végétaux à fleurs. L'organisme (le corps, la plante) se développe en stade diploïde (2n): les cellules contiennent chacune les chromosomes en double exemplaire. Chez les mousses, chez certaines algues, la partie végétative développée de l'organisme correspond au stade haploïde (n). Le stade diploïde (2n) est au contraire beaucoup plus limité.

En savoir plus

voir l'article sur la ploïdie Catégorie:Génétique

Trophallaxie

Les fourmis ouvrières possèdent deux estomacs. Lorsque l'une d'elles ingurgite de la nourriture, la majeure partie de celle-ci est stockée dans le second estomac, le jabot social, appelé également estomac social. La trophallaxie consiste en une régurgitation de la nourriture pré-digérée contenue dans ce dernier afin de nourrir d'autres fourmis. Ce transfert ne concerne pas exclusivement les aliments mais permet également de faire circuler des informations dans la colonie via des messages chimiques (phéromones).

Articles connexes


- Fourmi catégorie : entomologie Catégorie : entomologie

Mandibule

L'os mandibule ou maxillaire inférieur, forme la mâchoire inférieure. Il se compose d'un corps et de deux branches.

Le corps

Il porte les 16 dents de l'arcade dentaire inférieure de l'adulte.

Les branches ou Ramus

Elles s'articulent avec l'os temporal et permettent la mobilité de la mandibule. os temporal La branche porte à son extrémité supérieure un condyle articulaire et un processus coronoïde ou bec où vient s'insérer le muscle temporal (temporalis muscle). Le condyle articulaire de la mandibule est en contact avec le condyle de l'os temporal au niveau du tubercule zygomatique antérieur. La face latérale du ramus porte l'insertion du muscle masséter Le corp de la mandibule porte sur sa face latérale les insertions des muscle buccinateur et muscle platysma muscle platysma Catégorie:Tête et cou

Communication

ko:통신 ms:Komunikasi ja:通信 simple:Communication th:การสื่อสาร

Introduction

Il est important de différencier plusieurs notions lorsqu'on parle de communication:
- La science de la Communication, cherchant à conceptualiser et rationaliser des processus de transmission entre êtres, machines, groupes ou entités. On préférera dans cet article le terme de Science de la communication» ou plus simplement « La Communication ». La Communication est issue de la réunion et de la mise en commun des connaissances de plusieurs sciences: Notamment la linguistique, la télégraphie, la téléphonie, la psychologie, la sociologie et la politique. Certains catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'information, liée à la théorie de l'information.
- Un processus de communication peut être basiquement décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un récepteur à travers un média subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et à la médiatisation qui y sont liés. C'est le contexte qui donne le sens de l'échange. On préférera alors dans cet article le terme de « processus de communication » ou plus simplement « Une communication ». Nous verrons plus tard dans cet article qu'il existe différents modèles de représentation et donc différentes façon d'aborder ce qu'est une communication.
- Les voies de communication, qui représentent les différents moyens de communications et de transport, notamment la télécommunications, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communications… Bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans un secteur industriel, publicitaire ou technologique. Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, le secteur tertiaire (services, publicitaires, ou les ex-Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ou NTIC) se sont de plus approprié ces notions, et leur utilisation.

Notions de bases en science de la communication

Concernant la Communication en tant que science, certaines notions ont été dégagées par les différents modèles de communication explicités plus bas. Il est intéressant de disposer de définitions communes:

Temporalité d'une communication

Une communication qui peut durer dans le temps (le message n'est pas supprimé au moment où il est envoyé) est dite « intemporelle ». Par exemple, un message rédigé dans un livre est intemporel.Cette notion est liée au contact entre les entités qui communiquent. Un message éphémère, est lui dit « temporel ». Par exemple, une discussion orale est éphémère, temporelle. La communication est notament enseignée dans les écoles d'ingénieurs.

Localisation

Pareillement que concernant la temporalisation, une communication peut être:
- localisée(concentré à un endroit) telle une discussion
- alocalisée (disponible de n'importe quel endroit) - par exemple internet.
- délocalisée (le lieu d'émission est loin du lieu de réception) C'est le cas d'une discussion téléphonique. Cette notion est liée à l'expression du contact entre les entités qui communiquent.

Code

Pour communiquer, l'émetteur et le récepteur doivent disposer d'un code commun: En résumant, il s'agit d'une table de correspondances entre un symbole ou signe, et le sens qu'il porte. La non correspondance des tables entre émetteur et récepteur est l'une de sources d'échecs de communication parmi les plus difficiles à résoudre, chacun pouvant supposer que l'autre comprend son code, sans que ce soit le cas :
- Un chef de projet étatsunien est choqué de voir son équipe française exiger du matériel pour son travail. Elucidation faite, cette équipe ne voulait que demander ce matériel (or to demand signifie exiger)
- Le même s'étonne de voir, après avoir stigmatisé le peu de temps dont on dispose pour un petit projet, de voir des membres européens se demander pourquoi au contraire on dispose d'une telle marge. Elucidation : quand il écrivait sur son tableau 6/6 pour la date de début et 6/12 pour la date de fin, il pensait pour cette dernière au 12 juin et l'équipe européenne a compris 6 décembre !
- Un collègue japonais désirant montrer le grand respect qu'il éprouve pour la famille d'un collègue l'invitant à dîner apporte à la maîtresse de maison une fleur considérée comme l'une des plus belles au Japon : un chrysanthème. Gêne garantie chez celle-ci.

Contexte

Une communication est gravée dans un contexte. Elle peut avoir lieu à un instant donné, dans un lieu donné, et vis à vis d'une situation, d'un événement donné. Tout cet environnement, qui ne fait pas partie de la communication à proprement parler, mais qui accompagne cette communication, est appelé contexte. L'environnement peut être source d'interférences.

Protocole

On désigne sous ce terme tout ce qui rend la communication possible ou plus aisée sans rapport avec le contenu de la communication elle-même. Attendre une tonalité pour numéroter, demander à l'interlocuteur de se répéter, épeler son nom, s'entendre tacitement sur le moment où une communication sera considérée comme terminée font partie des protocoles. Voir aussi diplomatie, Internet.

Enjeux d'une communication

A travers le fait de faire passer un message, on chercherait à répondre à l'un des objectifs suivants:
- Faire passer une information ou une émotion
- Créer une norme commune pour se comprendre.
- Créer une relation pour dialoguer fréquemment, ou relancer le dialogue.
- Obtenir une influence pour utiliser ou forcer l'autre à agir selon sa volonté.
- Donner son identité, sa personnalité au tiers, pour être connu. On parle alors d'enjeux de la communication. C'est lié aux différentes fonctions du message, conceptualisées par Jakobson.

Communication verbale et communication non verbale

Une communication verbale est faite de signes linguistiques. Cela implique une langue, ou plus généralement un langage, la dépassant.
Il existe, comme moyens de communication verbale l'écriture, la langue des signes, la voix... L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interférences est appelé Rhétorique. Est dite « non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un langage, comme les gestes, les couleurs, voire même les vêtements ou les odeurs. Ces signes et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture. Cette distinction verbale / non verbale a été faite par l'homme, pour distinguer le langage oral du langage corporel. Elle n'est pas toujours aisée à faire.

Les enjeux identitaires

L'image que nous donnons doit être confirmée par autrui. Le fait que le rôle, le statut et la place des acteurs soit bien identifiés permet aux interlocuteurs de se reconnaître dans une position sociale, d'éviter les mal-entendus, les conflits, et d'assurer la crédibilité. L'identité situationnelle du locuteur est repérable dans l'énonciation.

Les enjeux relationnels

La communication est le passage obligé pour entrer en relation avec autrui. Ce contact comporte certains risques, notamment lors de "l'ouverture" et "fermeture" de la communication. Les risques d'intrusion, de non réponse, de blocage et d'abandon existent réellement.

les enjeux territoriaux

L'espace physique et psychique (intime) doit être protégé. Dans toute organisation, chacun défend son espace et évite les intrusions injustifiées.

Feedback

Le message de Rétroaction, ou message de feedback (ou encore feed-back) en anglais, est le message, verbal ou non, renvoyé par réaction par le récepteur, à l'émetteur. Lorsqu'il existe, on parle de communication bidirectionnelle. Ses enjeux sont différenciés de ceux du message dont il est issu. Le feed-back peut servir, suivant les cas, à:
- confirmer la réception du message
- infirmer la réception du message
- demander des précisions
- relancer la discussion.
- terminer la discussion. La notion de feed-back est issu des travaux de Norbert Wiener sur la cybernétique (Cybernetics or Control and Communication in the Man and the Machine (1948) et Cybernétique et société (1950)). Cette notion a permis aux chercheurs en science humaine de passer d'une vision linéaire (unidirectionnelle) de la communication, à la conception d'un processus circulaire (bidirectionnelle). On peut distinguer selon Wiener deux formes de Feed-Back :
- Le Feed-back positif , qui conduit à accentuer un phénomène, avec un effet un possible effet boule de neige (hausse de la tension entre les communicants. Entre humains il s'agirait d'énervement entre 2 personnes).
- Le Feed-back négatif peut être considéré comme un phénomène de régulation, qui en amoindrissant la communication, tend à la maintenir stable et équilibrée.

Réseau

On nomme réseau un ensemble de nœuds, d'acteurs ou lieux de communications grâce auxquels les messages circulent. L'information se concentre et se redistribue ainsi. On parle d'un réseau. Se sont développés des réseaux informatiques, mais aussi de routes, canaux, télégraphe, chemins de fer, téléphonie, anciens élèves de grandes écoles, etc. On découvrit dans les années 60 que la généralisation des ascenseurs automatiques, qui supprimait les garçons d'ascenseur, supprimait un noeud important de communication informelle entre les étages d'une entreprise (car le garçon d'ascenseur connaissait tout le monde et tout le monde lui parlait). Ce rôle a été partiellement remplacé par les coins café considérés aujourd'hui comme indispensables dans les bureaux, et lieux d'échanges informels souvent importants. Voir aussi sur ce sujet: télécommunications, sémaphore, télégraphie, téléphonie.

Principaux types de communication

Il existe, selon certaines théories, trois types de communications fondamentales, suivant leur diffusion :

Communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est basée sur l'échange 1 émetteur - 1 récepteur.
Entre humains, c'est la base de la vie en société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de récepteur limité: 1 seul. Le feedback est quasi systématique. Il y a notamment le téléphone, la conversation orale...
Elle existait avant même la création de l'humanité, mais n'a été formalisé qu'aux cours des deux derniers siècles.

Communication de masse

La Communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'un feedback, ou alors très lent (on a vu des campagnes jugées agaçantes par des consommateurs, couches pour bébé par exemple, conduire à des baisses de ventes du produit vanté). Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la standardisation, le Fordisme, le taylorisme et la publicité...
On parle de médias de masse ou « MassMedia ». En font partie la radiocommunication, la radiodiffusion et la télévision. L'absence de réponse possible en fait un outil idéal de la Propagande, ce que souligna à plusieurs reprises Georges Bernanos. L'un des ouvrages considéré comme fondateur de la notion de « masse », bien que contestable sur son contenu et son objectivité, est Psychologie des foules (1895) du psychopathologue Gustave Le Bon. La persuasion clandestine, ouvrage de Vance Packard, montre à ce sujet que la science de la manipulation était déjà bien avancée en 1957. Retour au meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, va dans le même sens.

Communication de groupe

La communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un message ciblé sur leur compréhension et leur culture propre.
C'est celle qui est apparue avec la publicité ciblée et la société de consommation, la plus récente. Elle se partage, au niveau de ses effets, entre les deux autres.

La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est lié à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose. On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entitée. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnels, des individus au sein d'un même service, etc.

Modèles de communication

De nombreux théoriciens de la Communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était « une communication ». Il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, tant les modèles sont nombreux et complémentaires. Nous chercherons à en donner une évolution générale en donnant les plus connus de ces modèles et l'apport qu'ils ont induit.

Le modèle de Shannon et Weaver

Créé (dans Théorie mathématique de la communication) en 1949 par l'ingénieur Claude Shannon (père entre autres de nombreux concepts informatiques modernes) et le philosophe Waren Weaver afin de conceptualiser les transmissions télégraphiques. En effet le problème était de faire passer un message aussi clair que possible d'un point un A à un point B. Ce qui n'arrivait pas forcément.
C'est ainsi que fut mis en évidence le concept de bruit, ou plus exactement d'interférence. Ce modèle fut l'un des premiers à mettre en lumière ces notions de base. La communication est dans ce modèle réduit à sa plus simple expression : la transmission d'un message. On peut résumer ce modèle en :
«Un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage.» Ce modèle a pourtant pour inconvénients de ne pas s'appliquer à toutes les situations de communication : Et s'il y a plusieurs récepteurs ? Quid de la psychologie et de la sociologie dans le cas d'interaction entre entités pensantes ? Et le message de rétroaction n'est pas considéré. En sus de sa linéarité, il considère que le récepteur est passif. Ce qui peut se révéler vite faux.

Le modèle de Harold D. Lasswell

Harold D. Lasswell, psychiatre, fut un des pionniers de la communication de masse. Pour lui, il s'agit de la décrire à travers les questions: « : Qui, dit quoi, par quel canal, a qui et avec quel effet ? » Qui?: correspond à l'étude sociologique du ou des milieux et organismes émetteurs. Dit quoi? : se rapporte au contenu message, à l'analyse de ce contenu. Par quel média ou canal : C'est l'ensemble des techniques utilisées pour diffuser l'information à un instant donné dans une société donnée. A qui?: vise l'auditoire, ou audience. C’est-à-dire les publics récepteurs avec des analyses selon des variables Avec quels effets?: Il s'agit d'analyser et d'évaluer les influences du message sur l'audience. Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d'influence et de persuasion, très proche du but premier de la communication de masse: La publicité. L'avantage de ce modèle est qu'il dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d'étapes de communication, la capacité de pluralité des émetteurs et des récepteurs et de finalité d'une communication (ses enjeux). Pourtant il reste critiquable. En effet il envisage la communication comme une relation d'autorité et de persuasion. Et il néglige le message de rétroaction, ainsi que les notions de psychologie et de sociologie de part et d'autre de la relation de communication. Le récepteur est toujours considéré comme passif, ce qui est encore inexact, car il existe en général inter-influence entre l'émetteur et le récepteur, qui n'est pas pris en compte dans ce modèle. Sa vision autoritaire, voir autoritariste de la communication lui valu de nombreux ennemis, encore aujourd'hui. Néanmoins ses travaux et son modèle ont des bases justifiables, notamment les travaux du psychologue Walter Dill Scott (The Psychology of Advertising (1908), l'un des premiers ouvrages à lier l'intérêt de l'utilisation de la psychologie dans la publicité). L'un de ses ouvrages majeurs -Propaganda Technique in the World War (1927)- fera parti des ouvrages de références dans l'usage de la propagande dans la seconde guerre mondiale. Ce modèle a vu l'éclosion des notions, par exemple, de communication de masse, de conditionnement de masse et de relation publique. Il est à lier aux travaux du célèbre Marshall Mac Luhan (La galaxie Gutenberg, 1967) et Régis Debray (Traité de médiologie, 1991)

Le Modèle de Riley & Riley

Dans ce modèle est considéré en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L'émetteur rebaptisé communicateur, et le récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques. Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leur membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent. On le comprends vite que de nouvelles notions, notamment celle de contexte et d'appartenance à un groupe, liée à la sociologie. De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter-influence entre les individus. Ce modèle est à l'origine des travaux sur la communication de groupe.

Le modèle de Jakobson

Voir l'article détaillé : Roman Jakobson Cet autre modèle, proposé par le linguiste russe Roman Jakobson, développe un point de vue centré non plus sur la transmission d'un message, mais sur le message lui même. Il est composé de 6 facteurs. À chacun de ces facteurs est lié une fonction du message, explicité par Jakobson.
- Le destinateur (Lié à la fonction expressive du message)
- Le message (Lié à la fonction poétique du message)
- Le destinataire (Lié à la fonction conative du message)
- Le contexte, l'ensemble des conditions (sociales principalement) extérieures au messages et qui influence sa compréhension. (Lié à la fonction référentielle du message)
- Le code, symbolisme utilisé pour la transmission du message. (Lié à la fonction métalinguistique du message)
- Le contact, liaison physique, psychologique et sociologique entre émetteur et récepteur. (Lié à la fonction phatique du message) On notera l'apparition ou la réapparition des trois dernières notions (contexte, code, contact) qui complètent énormément la vision d'ensemble sur ce qu'est une communication. Ces travaux sont à lier à l'impulsion linguistique de Ferdinand de Saussure, et philosophique de John L. Austin.

Modèles issus de la réseautique informatique

Ces modèles techniques sont intéressants à noter car ils se basent sur des acteurs différents du sujet d'étude habituel : l'ordinateur, fondamentalement logique et non-humain. Selon ces modèles, toute action de communication se baserait sur un processus essentiel, ou protocole de communication :
- Phase de mise en contact/connexion. : L'émetteur envoie une demande de connexion. : Le récepteur répond, soit affirmativement, soit négativement. : Si on fonctionne dans le principe d'une communication synchrone, l'émetteur et le récepteur s'envoient des messages pour se synchroniser
- Phase de l'envoi du (des) message(s) : L'émetteur envoie un message : Le récepteur dit s'il l'a bien reçu, ou si l'émetteur doit renvoyer son message. : Les rôles du récepteur et de l'émetteur peuvent s'inverser au cours de la communication.
- Phase de clôture/déconnexion : L'un des ordinateurs demande la fermeture de la connexion. Ces modèles ont aussi mis beaucoup plus en valeur la notion de réseau de communication, et de nœud de communication. En effet, un message transmis peut être relayé d'un poste à l'autre. De plus, on peut l'envoyer à un groupe d'ordinateurs. Et donc il faut savoir qui prend la parole, et comment... (principe du « token »). La notion de code (appelé protocole) est elle aussi très importante car une parfaite coordination entre les ordinateurs - à la logique binaire - est essentielle. Par contre, évidemment, la psychologie, la sociologie et leur implication dans le contexte de communication n'est pas explicité du tout dans ce modèle là. Et elle oublie totalement les notions de sens et de fonction du message.

Sciences connexes à la Communication

La communication est liée à de nombreuses autres sciences, dont elle est une composante, s'est inspirée, ou auxquelles elle a participé à l'envol:
- Le management : Gestion d'équipe dans un cadre de projet.
- Les relations publiques : Gestion de la communication avec le monde extérieur, le public, et gestion de l'opinion publique.
- La pédagogie et la didactique : Sciences de l'apprentissage et de la manière de faire apprendre (à lier avec l'éducation, le dressage, l'instruction,l'andragogie voire le conditionnement)
- Le marketing, parfois appelé mercatique, dont découle la stratégie de communication.
- La réseautique, liée à la communication entre appareils informatiques (l'informatique étant la contraction d'information automatique).
- La communication de crise, sur la gestion de la communication en période de crise.
- La théorie de l'information, directement issue des théories de Norbert Wiener sur l'entropie informationnelle.
- La Sémiologie qui est la science d'étude des signes, et de l'étude du signifiant et du signifié qui leur sont liés et son application, la Sémiotique.
- L'enseignement déterministe paru en août 2005 expose la forme ultime de communication verbale : utiliser les sens de plusieurs langues simultanément dans les phonèmes d'une seule. Exemple: "façile" = "fa si" italien + "así" espagnol... De plus en séparant ces sons en deux catégories (+1 et -1) on obtient de véritables œuvres d'art internationales laissées à la libre interprétation.

Voir aussi


- Journalisme
- Agence de communication
- Mauvaise écoute

Liens externes


- Concept de communication [http://www.biblioconcept.com/wiki/index.php?wiki=Communication]
- Outil de communication indépendant [http://www.lc-poli.com/]
-
Catégorie:Cybernétique

Phéromone

ja:フェロモン Catégorie:Biochimie Catégorie:Éthologie Les phéromones sont des hormones émises par la plupart des animaux et certains végétaux qui agissent comme des messagers sur des individus de la même espèce. Extrêmement actives elles agissent en quantités infinitésimales, si bien qu'elles peuvent être détectées, même transportées à plusieurs kilomètres. Chez les mammifères et les reptiles, les phéromones sont détectées par l'organe voméro-nasal, tandis que les insectes utilisent généralement leurs antennes. Les phéromones sont des substances chimiques comparables aux hormones. Mais, tandis que les hormones classiques (insuline, adrénaline, etc.) sont produites par les glandes endocrines et circulent uniquement à l'intérieur de l'organisme en participant à son métabolisme, les phéromones sont généralement produites par des glandes exocrines ou sécrétées avec l'urine et servent de messager chimique entre les individus. Elles peuvent être volatiles (perçues par l'odorat) ou agir par contact (composés cuticulaires des insectes par exemple perçues par les récepteurs gustatifs). Elles jouent un rôle primordial lors des périodes d'accouplement, et chez certains insectes sociaux tels que les fourmis ou les abeilles, ces phéromones sont indispensables au bon fonctionnement du groupe. Les phéromones sexuelles des insectes contribuent à l'isolement reproducteur entre les espèces de par leur spécificté. En revanche, l'organe voméro-nasal de l'homme est attrophié et il n'est pratiquement plus sensible aux phéromones. Les biochimistes savent dorénavant produire des phéromones de synthèse.

Étymologie et définition

Le terme de phéromones fut défini par les Prs Karlston et Lüsber en 1959 à partir des racines grecques :
- pherein (transporter) et
- hormon (exciter). Ainsi, les phéromones furent définies comme : « des substances sécrétées par des individus et qui, reçues par d'autres individus de la même espèce, provoquent une réaction spécifique, un comportement ou une modification biologique ». (in M. Barbier, Les phéromones, aspects biochimiques et biologiques)

Les différentes phéromones

On distingue deux types et sept classes de phéromones intervenant dans la communication chimique et définis, essentiellement, à partir des insectes :
- Type A : phéromones incitatrices. Elles agissent sur le comportement
- Type B : phéromones modificatrices. Elles agissent sur la biologie ;1. Phéromones de territoire: Déposées dans l’environnement elles délimitent un territoire, chez les canidés ces hormones sont contenues dans les urines, qu’ils déposent sur des repères servant en quelques sorte de bornes pour 'marquer leur territoire'. ;2. Phéromones de trace: Elles sont très courantes chez les insectes sociaux, les fourmis par exemple balisent leurs pistes par des hormones de traces, se sont des hydrocarbures non volatils. ;3. Phéromones d’alarme: Ce sont des substances volatiles libérées par un individu en cas d'attaque par un prédateur et qui déclenchent la fuite (pucerons) ou l'aggression (abeille) chez les autres individus de la même espèce. Les phéromones existent aussi dans le monde végétal, certains végétaux lorsqu’ils sont broutés, émettent des phér