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Claude De France (1499-1524)

Claude de France (1499-1524)

simple:Claude of France Histoire > Histoire de France > Reines de France > Capétiens ---- Claude de France, (13 octobre 1499 - 20 juillet 1524). Duchesse de Bretagne, reine de France en 1515, comtesse de Soissons, Blois, Coucy, Étampes et Montfort. Fille du roi Louis XII et de la duchesse Anne de Bretagne, elle ne peut comme fille succéder à son père sur le trône de France, mais l'absence d'un frère lui assure la succession de la Bretagne. Héritière de Bretagne, elle est fiancée par sa mère à l'archiduc charles d'Autriche (le futur Charles Quint), duc de Bourgogne et petit-fils de l'empereur Maximilien (lui-même premier mari d'Anne de Bretagne). Le mariage projeté aurait fait passer la Bretagne à la mort d'Anne dans les mains de ce prince déjà héritier de l'Autriche, de l'Espagne et de l'"empire" bourguignon. En 1505, persuadé par son entourage qu'il fallait éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII très malade obtient de sa femme la rupture de ces fiançailles au profit du jeune comte d'Angoulême, le "gros gars François". Malgré le rétablissement du roi, Anne n'obtint pas de revenir sur ces nouvelles fiançailles. Elle s'opposa cependant sa vie durant à ce mariage, qui n'aura lieu qu'après sa mort. Claude épouse donc le 8 mai 1514 le comte François d'Angoulême, futur François Ier de France, dont elle sera la première femme, lui assurant la Bretagne au moins, au cas ou Louis XII et Marie d'Angleterre auraient conçu un dauphin. La duchesse Claude ne gouverna jamais la Bretagne et en céda l'usufruit à son mari. Son fils aîné le Dauphin François lui succéda sur le trône de Bretagne sous le nom de François III. La race de prunes Reine-Claude lui doit son appellation.

Enfants


- Louise (15 août 1515 - 1517)
- Charlotte (23 octobre 1516 - 1524)
- François (28 février 1518 - 10 août 1536), dauphin de France, couronné à Rennes duc de Bretagne sous le nom de François III
- Henri II (31 mars 1519 - 10 juillet 1559) dauphin de France, dernier duc de Bretagne en titre à la mort de François III [duc de Bretagne], roi de France
- Madeleine (10 août 1520 - 2 juillet 1537), reine d'Ecosse par son mariage en 1537 avec Jacques V d'Ecosse
- Charles (22 janvier 1522 - 9 septembre 1545), duc d'Orléans
- Marguerite (5 juin 1523 - 14 septembre 1574), duchesse de Savoie par son mariage en 1559 avec Emmanuel-Philibert de Savoie catégorie:Histoire de France Catégorie:Dynastie des Valois Catégorie:Reine de France Claude de France Claude de France

Histoire de France

Histoire de France.

Préambule

Bien qu'elle soit l'une des plus anciennes nations d'Europe, la France n'apparaît comme telle qu'au Moyen Âge à une date qu'il est d'ailleurs difficile de préciser de manière irréfutable.

Protohistoire

Article de fond : Sources grecques et latines sur la Gaule Les premières sources écrites concernant les populations des territoires qui deviendront un jour la France sont grecques. Thucydide ne consacre qu'une quinzaine de lignes dans sa copieuse (8 volumes) Guerre du Péloponnèse à la fondation de Marseille qui aurait eu lieu deux siècles plus tôt. Contemporain de Thucydide, Hérodote est en revanche bien plus prolixe sur la Gaule en traitant le sujet sur plusieurs pages dans ses Histoires. La fondation grecque, monde grec oblige, a la part belle dans ce récit. Les rares citations faites sur le reste de la Gaule montrent que les Grecs Anciens connaissaient fort mal cette contrée et les peuples qui l'habitaient. Hérodote se lance et cite plusieurs tribus (Ligyes dans la région de Marseille, par exemple), mais sans grande précision de localisation excepté dans le cas des Ligyes. Les fouilles archéologiques menées à Marseille montrent que le site était en fait actif avant la « fondation » grecque et alors que l'on s'attendait à voir émerger des entrailles de la terre des vestiges « ligures », des vestiges celtes furent mis à jour. On sait aujourd'hui que la zone méditerranéenne était déjà très active et que les Phocéens n'étaient pas les seuls et les premiers à opérer dans le secteur. Les Phéniciens avaient touché les côtes gauloises plusieurs siècles avant, mais la discrétion légendaire de ce peuple marchand laissa peu de traces. On sait pourtant aujourd'hui que les Phéniciens exploitaient de solides routes commerciales en Gaule et qu'ils disposaient probablement de relais en Gaule intérieure. Le débat des historiens est encore un peu houleux sur ces thèmes… Une chose est certaine, les Phéniciens introduisent l'alphabet et l'écriture en Gaule, mais les Gaulois choisissent de ne pas utiliser cette innovation. Il faut attendre Aristote, élève d'Isocrate et de Platon (-384 à -332) pour que soient mentionnées les mœurs des Celtes, habitants de la Celtique (du grec Κελτοί Keltoi) entre Rhône et Alpes. Celui-ci, comme la plupart des historiens antiques antérieurs à la conquête romaine, insiste surtout sur la richesse légendaire du pays, la valeur guerrière de ses soldats et les mœurs barbares (au sens moderne) de certains Celtes. Ces sources sont riches (cf Extraits des auteurs Grecs concernant l'histoire et la géographie des Gaules, Paris, Errance, 1996, 478 pages) mais montrent, une nouvelle fois, la méconnaissance des Grecs sur la Gaule. Ces auteurs (historiens ou géographes) travaillent en s'inspirant d'autres textes et n'effectuent jamais le voyage sur place pour vérifier les affirmations des Anciens.

Principautés du premier Âge du fer (-850 à -450)

Le recours à l'archéologie permet d'entrevoir l'irruption de troubles militaires et sociaux dans les sociétés relativement stables du néolithique tardif et de l'âge du bronze. Ces troubles ont lieu vers -850, c'est-à-dire au premier Âge du fer, comme le montre le terminus postquem (la date de la fin d'occupation) de nombreux sites. Les traits caractéristiques de la période semblent avoir été la domination de principautés de taille relativement importante, régies par une aristocratie guerrière. Ces « princes et princesses de la Celtique » (Patrice Brun) se font enterrer avec armes et chariots d'apparat, comme à Vix en Côte-d'Or (Bourgogne) ou à Hochdorf (dans le Wurtemberg). Leurs tombes ont également révélé la présence de luxueux objets provenant du pourtour méditerranéen (notamment d'Égypte), ce qui atteste la dimension commerciale de la richesse de ces aristocrates. Vers -600, fondation du comptoir grec de Massalia (Marseille) dans l'anse du Lacydon, sur les bords de la Méditerranée par des marins grecs venus de Phocée, cité grecque d'Asie Mineure. D'autres comptoirs du même type, avant et après cette date, voient le jour surtout le long du rivage (Antibes dès -680). La cité phocéenne prend toutefois un ascendant décisif sur ses rivales vers -550 avec l'arrivée en masse de réfugiés phocéens, Phocée étant tombé aux mains des Perses. Forte de cet appui, Marseille va tenter, plusieurs siècles durant, de jouer sa carte face à des voisins aussi dangereux que les Celtes, les Carthaginois, les Étrusques et à terme, les Romains. Marseille fait un temps illusion, mais se trouva très vite submergée par les forces adverses, et dès le , Marseille rentre dans le rang, se contentant de servir de marche-pied à Rome.

Les Celtes (-450 jusqu'au )

Vers -450 à -400, à nouveau, des changements importants ont lieu dans les domaines artistique et probablement politique. C'est le moment où apparaît la culture laténienne proprement dite dans notre espace géographique. Traditionnellement, on fait commencer vers cette date la période gauloise (au sens strict). Plusieurs thèses s'affrontent encore pour expliquer les changements que constate l'archéologie. Il est toutefois fort peu probable qu'une « invasion » soit à la base de cette évolution car cette période est surtout marquée par la puissance militaire gauloise. Ces conquérants poussent des raids jusqu'en Grèce (pillage de Delphes) et en Asie mineure (l'actuelle Turquie) où les Galates fondent Ancyre (Ankara). C'est la fameuse « Terror Gallicum », qui glace le sang des Romains… Les raids gaulois étaient violents et s'achevaient par le paiement d'une solide rançon ; « Malheur aux vaincus ! » (« Vae victis ! »). Rome elle-même (encore petite ville modeste) fut touchée directement en -387 (ou -390) après la bataille de l'Allia. Marseille, alliée de Rome, finança une partie de la rançon exigée par le Celte Brennus. C'est aussi l'époque d'une expansion qui mènera les peuples gaulois à s'imposer en Grande-Bretagne, en Espagne ou en Italie du nord. On retrouve les Atrébates (Arras, Artois) dans le Sussex, des Parisii (Paris) dans le Yorkshire, des Sénones (Sens) sur l'Adriatique, des Cénomans (Le Mans, Maine) en Lombardie, des Lingons (Langres) sur le . On ne sait si ces coïncidences de noms sont dues à des déplacements de population ou à des conquêtes menées par de petits groupes de conquérants qui imposent leur nom à des populations locales. Ces noms demeureront liés aux territoires et aux chefs-lieux des cités gauloises jusqu'à nos jours. La grande majorité des villes gallo-romaines du bas-empire reprirent le nom du peuple dont elles étaient la capitale et ce nom s'est conservé dans celui des villes françaises modernes comme du pays dans lequel elles se trouvent: Bituriges>Bourges/Berry, Petrocores>Périgueux/Périgord, Namnètes>Nantes/Nantais, Bellovaques>Beauvais/Beauvaisis, Tourones>Tours/Touraine, Abrincates>Avranches/Avranchin, Rutènes>Rodez/Rouergue... Les territoires de ces cités formeront la cadre administratif de base de l'empire romain en Gaule. Les diocèses chrétiens en reprendront les noms et délimitations sans grands changements jusqu'à la Révolution.

Période gauloise de l'indépendance (IIe - )

diocèses Le terme gaulois (latin Galli) est attesté pour la première fois sous la plume romaine de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du , c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. Selon ces sources latines, les monarchies et oligarchies gauloises semblent céder le pouvoir à des magistrats élus : les « vergobrets ». Les institutions gauloises apparaissent toutefois bien plus anciennes. Contrairement à l'image traditionnelle héritée des auteurs antiques et de la vision moderne qui a longtemps collé aux « barbares » gaulois, il apparaît aujourd'hui que la civilisation gauloise de la période précédant immédiatement la conquête romaine fut particulièrement florissante. L'émergence de véritables villes fortifiées (oppida) de dimensions bien plus importantes que les forteresses des périodes antérieures, en effet, ou encore l'usage de la monnaie y sont des traits caractéristiques d'une civilisation quasiment équivalente à celles de la péninsule italienne dès -300 à -200. Les apports gaulois à la culture romaine de la république tardive, puis de l'Empire, furent nombreux : sur le plan linguistique, dans le domaine de l'artisanat ou encore dans le domaine militaire (le tonneau, l'épée, la cotte de mailles ou encore le savon en font partie). Si l'on considère l'amphore, le vêtement drapé et les thermes comme trois des piliers de l'Antiquité, ils cèdent vite la place au tonneau, au pantalon et au savon gaulois.

Antiquité

La fin de l'indépendance gauloise (-125 à -51)

Le sud-est de la France, notamment le Languedoc et la Provence, nommés Gallia togata ou « Gaule en toge » en raison de leur romanisation avancée à la fin de l'indépendance, sont conquis par Rome dès avant la fin du . C'est la province romaine de Narbonnaise qui va des Pyrénées aux Alpes en passant par la vallée du Rhône. Cette prise de contrôle romain sur cette zone fait suite à l'attitude ambiguë des Gaulois pendant les guerres puniques opposant Rome et Carthage. Sous le prétexte d'une aide militaire apportée à Marseille, le général romain Sextius Calvinus conquiert les territoires des Salyens et provoque la fuite de leur roi : c'est de son nom que dérive celui de la ville d'Aix-en-Provence (latin Aquae Sextiae, « Les eaux de Sextius »), alors que celui de la capitale des Salyens (qui domine la ville, sise sur le plateau d'Entremont, au nord) s'est perdu. En août -121, les Romains, menés par le consul Flavius, affrontent une coallition arverne et allobroge au confluent de l'Isère. Rome, en effet, attaque ce dernier peuple sous le prétexte qu'il avait accueilli le roi salyen comme réfugié. Le roi arverne, Bituitos, est alors fait prisonnier et emmené en triomphe en Italie. Au même moment, les Gaulois rivaux de l'hégémonie arverne, à savoir les Éduens, sont reçus au sénat et sont proclamés « amis de Rome ». Après cette défaite gauloise, le reste des territoires situés au sud et à l'est des Cévennes sont rapidement soumis. Vers -80, toutefois, un chef du nom de Celtillos, père du futur Vercingétorix, tente de restaurer un pouvoir régalien sur les Arvernes, comme au temps de Luernios et de Bituitos. Mais il échoue et est brûlé vif par l'aristocratie de son peuple. Son frère Gobanitio semble avoir été son principal rival lors de cette affaire, puisqu'il est connu qu'il devient alors le premier par son pouvoir chez les Arvernes. Il faut attendre -58, pour que l'ambition d'un homme, Jules César, et la menace que fait peser la pression germanique sur les Gaulois, ne viennent bouleverser l'équilibre politique. Le prétexte de l'intervention romaine est la migration helvète : ce dernier peuple, fuyant devant les Germains, désire s'établir en Gaule (Vendée actuelle), provoquant la colère d'autres peuples gaulois, les Eduens notamment. Jules César, qui avait été nommé proconsul des Gaules peu de temps auparavant fait alors irruption à la tête de ses légions au nord du Rhône. Pour légitimer son action, il s'appuie sur un senatus-consulte de -61 qui promet assistance au peuple éduen. La guerre est longue et meurtrière et en janvier -52, avec l'accession au pouvoir de Vercingétorix, les Arvernes et leur clientèle se soulèvent contre l'armée du proconsul. Jules César est à deux doigts de rompre face à la détermination des Gaulois dont le soulèvement est désormais quasi général. Sièges, incendies de cités, politique de la terre brûlée et massacres sont alors au programme qui s'achève toutefois par une victoire romaine face à la fougue gauloise désorganisée. La Gaule chevelue, conquise par Jules César lors de la guerre des Gaules de -58 à -51, date à laquelle tombe l'oppidum d'Uxellodunum, nous est connue par l'œuvre de son principal acteur romain : Jules César, qui écrit ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ce texte est à manier avec précaution car c'est avant tout un manifeste politique. En triomphant de la « terror gallicum » et en exploitant parfaitement cette victoire historique sur un plan politique, Jules César devient « la » personnalité majeure de l'Antiquité.

La Gaule romaine

Article de fond : Gaule romaine La romanisation et la pacification semblent avoir été relativement rapides, sinon faciles. L'historien latin Flavius Josèphe, lui-même converti au style de vie romain, cite les Gaulois en exemple dans ce domaine, en faisant remarquer qu'ils auraient eu la capacité militaire de chasser les Romains. Les élites se romanisèrent quasi immédiatement : ce phénomène fut renforcé par les Tables de Lyon, lorsque l'empereur Claude donna accès au Sénat romain aux Gaulois. Des témoignages épigraphiques, également, suggèrent que d'anciens druides devinrent romains après la conquête, peut-être par opportunisme ou par peur des représailles, leur enseignement ayant été interdit… En tous cas, le syncrétisme romain donna naissance à une véritable « Gaule romaine ». Aussi, les archéologues et les historiens ont employé le nom de Gallo-romains pour en désigner les habitants après la conquête, bien que le terme n'ait jamais été employé par les contemporains, ceux-ci se nommant « Gaulois ». En 21, de nouvelles mesures financières poussèrent plusieurs peuples gaulois, dont les Andécaves et les Turons à se révolter. Un Éduen nommé Julius Sacrovir prit la tête de paysans insurgés dans le Nivernais et opposa les auxiliaires gaulois qu'il commandait aux troupes romaines. Vaincu, il se donna la mort par immolation. En 69, un Batave Civilis souleva ses troupes en Belgique alors que Vitellius et Vespasien s'affrontaient pour l'Empire. Le Lingon Julius Sabinus, officier gaulois aidé par deux officiers trévires vint à bout de trois légions romaines en garnison sur les bords du Rhin. Il brisa les tables de Lyon et se fit même proclamer « César », mais fut bientôt vaincu par les Séquanes. Pris par les Romains après avoir vécu caché durant neuf années, il finit supplicié avec son épouse. Cet épisode qui opposa des Gaulois entre eux – Sabinus étant lui-même allié à des Germains – relève plus de troubles intérieurs que d'une volonté de mettre fin à une quelconque domination romaine. La paix qui s'instaura ensuite – si elle fut une paix « en armes » – dura jusqu'aux troubles du milieu du . Ces « révoltes », en effet, ont longtemps été exploitées dans une perspective nationaliste ; il est probable qu'après les affres de la guerre (celle-ci fit peut-être près d'un million de morts), la majorité des Gaulois aspiraient à la paix, paix dont les Romains étaient les nouveaux garants. De plus, le régime imposé par Rome était relativement agréable pour les élites gauloises qui profitèrent très vite des avantages de la romanité (loisirs, culture, art de vivre…) et virent leurs prérogatives confirmées au service de Rome. Michel Reddé (dans L'armée romaine en Gaule, 1996), montre comment la tradition guerrière de l'aristocratie gauloise fut mise à profit, d'abord afin d'assurer la paix intérieure (les equites de la célèbre cavalerie gauloise conservèrent leur équipement et leurs traditions, chaque aile étant recrutée dans un même peuple ; certains obtinrent le privilège de battre monnaie, comme le Séquane Togirix), puis dans l'entreprise de la conquête de la Germanie. Très tôt, en effet, les troupes romaines chargées de pacifier la Gaule furent transférés sur le Limes (le long du Rhin et du Danube) qui protégea efficacement la Gaule trois siècles durant et vers -12 l'armée romaine n'était plus guère présente en Gaule.

Les crises du

Article de fond : Crises du siècle en Gaule Au milieu du , en 258, Francs et Alamans franchissent le Rhin et pillent la Gaule. Un éphémère empire des Gaules (terme impropre), sans que celui-ci ait un caractère national, est créé par Postumus, bientôt assassiné par ses soldats. À la même époque, la crise économique et sociale pousse des bandes de Bagaudes révoltés contre l'Empire dans les bois ou dans les régions peu peuplées. L'Empire romain surmonte cette crise et paraît renforcé sous Dioclétien (284 - 313 ou 316) qui met en place le système de la Tétrarchie. C'est son général, le futur empereur Maximien, qui vient à bout de la résistance des bagaudes gaulois.

Les invasions germaniques (406 - )

Dans la nuit du 31 décembre 406 a lieu une invasion massive de l'Empire romain lorsque Vandales, Suèves, Alains et d'autres peuples germaniques franchissent le limes rhénan (la frontière sur le Rhin), profitant de la glace qui a pris les eaux du fleuve. Jusqu'à la fin de l'Empire romain d'Occident en 476 – et malgré les efforts d'Aetius – le pouvoir impérial cède du terrain et les cadres de l'Empire se défont en Gaule avant que le pouvoir politique ne passe aux mains des « rois ». D'autres Barbares issus de divers peuples avaient commencé à s'installer dans l'Empire depuis le milieu du . Au , ils sont installés en Gaule sous plusieurs statuts : soit comme fédérés – fœderati –, soit comme colons – lètes. L'armée romaine, surtout, s'est barbarisée : les riches propriétaires gallo-romains doivent composer avec les chefs barbares de factions rivales dès avant que le pouvoir des empereurs romains ne disparaisse. Au , un de ces barbares devenu roi (rex) des Francs saliens, Childéric, asseoit durablement le pouvoir militaire de son peuple sur les territoires situés au nord de la Loire en guerroyant au service du nouveau « maître de la milice » Ægidius ou Égidius contre les Wisigoths, puis aux côtés du successeur d'Aegidius, le comte Paul, contre les Saxons et enfin, contre les Alamans. Paul mort, Childéric semble gagner un statut de défenseur du clergé catholique, peut-être grâce à ses relations avec Sainte Geneviève, à Paris où il réside souvent. Mais en 464 Égidius meurt à son tour et son fils, Syagrius, lui succède « conservant ainsi cette portion détachée de l'Empire comme son bien propre et se faisant donner le titre de roi des Romains » (I. Gobry, Les premiers rois de France). Childéric retourne alors en Belgique pour garder la frontière contre les Alamans. Son unique fils, Clovis, devient roi des Francs à son tour à la mort de son père, en 481.

Moyen Âge - (476 Fin de l'empire romain d'occident)

Article de fond : : Moyen Âge

Les Mérovingiens ( - )

Articles détaillés : Francs mérovingiens La France doit son nom aux Francs. Après la disparition du dernier Empereur romain d'occident en 476, les succès militaires et politiques de ce peuple germanique et la conversion au Christianisme de son roi, Clovis, en 496 ou en 498, permirent aux Francs occidentaux de mettre la main sur l'essentiel de la Gaule. Un des facteurs de leurs succès fut que leurs rois adhéraient à la même religion catholique romaine que la puissante aristocratie gallo-romaine alors que les autres peuples « barbares » établis dans toute l'Europe occidentale (Burgondes, Wisigoths notamment) étaient ariens. Cette idée doit toutefois être nuancée. La conversion exceptionnelle de Clovis, quant à elle, fut exploitée bien plus tard par les Capétiens pour faire de la France la « fille ainée de l'Église ». Contrairement à une idée répandue, Clovis ne tenta pas de « germaniser » la Gaule mais s'appuya au contraire sur les attributs romains qu'il possédait (les titres de « patrice » et de « consul »). Il fut confirmé dans son titre de roi par l'empereur byzantin et par le pape. Aujourd'hui et depuis une trentaine d'années, la question de la date du commencement du moyen âge tend à imposer l'idée d'une Antiquité tardive, période de transition durant laquelle les grands traits de la civilisation de la fin de l'antiquité perdurent, au moins jusqu'au . La terre d'élection de cette poursuite de l'Antiquité est bien la France qui ne connaît pas les « âges sombres » que traversent par exemple les Bretons insulaires sous les coups des irlandais puis des Anglo-Saxons. Symbole de la symbiose entre Gallo-Romains et Francs, Clovis fait adopter une loi qui établit une égalité stricte entre ces deux composantes de son peuple entre 508 et 510. Il met également fin à l'esclavage antique. La carte du pays évolue au gré des guerres, des crises et des héritages : le royaume de Clovis est vite divisé entre Neustrie et Austrasie, qui deviennent avec la Bourgogne devenue franque les forces politiques majeures de la « Gaule » au . Les Francs s'étendent à l'est. En raison de la propagande carolingienne qui fit tout pour ridiculiser les Mérovingiens, on a longtemps cru que cette période était celle d'une grande décadence ; le mythe des « rois fainéants », en particulier, caractérise la fin de la période mérovingienne. En réalité, à partir du début du , le pouvoir royal s'affaiblit au profit de l'aristocratie franque, surtout des « maires du palais » neustriens et austrasiens. L'un des plus fameux maires du palais fut Charles Martel qui repoussa en 732 une armée musulmane non loin de Poitiers. Les Francs mirent ainsi fin à la conquête musulmane en Europe ; à la suite de cette bataille, ils profitèrent de la confusion dans le sud du pays pour installer ou pour renforcer leur autorité sur ces zones. (Aquitaine, régions au sud de Lyon et de Clermont-Ferrand).

Les Carolingiens ( - )

Article de fond : Les Carolingiens Les Carolingiens (ou Pippinides) sont une famille d'origine austrasienne qui fournit plusieurs maires du palais aux Mérovingiens (Charles Martel) avant de prendre la couronne avec Pépin le Bref, en 751. Ce dernier met en place un royaume aux dimensions importantes et intervient même hors de ses frontières en créant notamment les Etats Pontificaux après une campagne contre les Lombards. Le royaume des Francs (latin regnum francorum), unifié par les premiers Carolingiens, connut sa plus grande expansion sous Charlemagne qui (élu par ses pairs) se fit couronner « Empereur des Francs et des Romains » à Rome par le pape à la noël 800. Toute la pompe de la Rome Antique, des titres aux vêtements en passant les symboles sont ici sollicités afin de renforcer l'autorité de l'empereur d'occident. Charlemagne étend le royaume jusqu'en Saxe à l'est (dilatatio regni), en Bretagne à l'ouest et jusqu'au pays basque au sud. Avec Charlemagne et malgré le rétablissement de la pompe impériale romaine, c'est la mort de l'antiquité tardive. Charlemagne a su profiter d'une propagande très efficace, mais les historiens sont aujourd'hui très critiques sur cet « empire » très virtuel. Il faut néanmoins attendre près d'un demi-siècle pour que la Francie, terme qui désigna en premier lieu les territoires du royaume originel des Francs, ne donne naissance à la France. Cette dernière fut dans un premier temps appelée Francie occidentale par opposition à la Francie orientale, sous le règne du petit-fils de Charlemagne, Charles le Chauve. En 842, les serments de Strasbourg, puis le traité de Verdun, en 843, achevèrent d'établir la distinction entre les territoires qui allaient devenir la France et les territoires qui allaient devenir la Germanie. En 845, Nominoë, missus dominicus de la Bretagne (Princeps Veneticae civitatis), écrase les troupes de Charles le Chauve à la bataille de Ballon. L'indépendance de la Bretagne est reconnue par Charles le Chauve. Les Francs perdent Rennes, Nantes et le pays de Retz. En 856, au traité de Louviers, Erispoë est officiellement roi de Bretagne. Le traité d'Entrammes en 863 reconnaît à la Bretagne le Maine et une partie de l'Anjou, et en 868, le traité de Compiègne lui concède les droits sur le Cotentin et l'Avranchin.

Les premiers Capétiens ( - )

Les successeurs des derniers Carolingiens, les premiers Capétiens avaient peu de pouvoir sur leurs plus puissants vassaux à la tête de principautés, et ne possédaient qu'un domaine peu étendu, réduit pour l'essentiel à l'Île-de-France, vestige du duché de France de Robert le Fort. Ils parvinrent néanmoins à rendre héréditaire leur lignage et, par une politique habile suivie par la plupart d'entre eux, à accroître significativement le domaine royal, pour en faire un des royaumes les plus puissants d'Occident. Il ne faut toutefois pas faire de contresens concernant ce domaine royal. Féodalité oblige, tous les grands féodaux du royaume doivent l'hommage au roi. Les plus prestigieux vassaux du roi de France étaient les souverains d'Anjou et d'Angleterre. Cet « empire angevin » avait atteint des proportions importantes allant des Pyrénées à l'Écosse en englobant l'Aquitaine, l'Anjou, la Normandie et l'Angleterre. Par les domaines sous son administration directe, le Roi de France était plus faible, mais en terme de vassalité, c'était bien le roi de France qui se trouvait au sommet de la pyramide du pouvoir du système féodal. Cette situation fut vite intolérable aux souverains anglo-angevins et pas moins de deux guerres de cent ans furent nécessaires pour régler ce différent. Cependant, il faut bien noter que les rois d'Angleterre n'étaient vassaux du roi de France que pour les terres dépendant du royaume de France. Ils étaient seuls suzerains du royaume d'Angleterre, simple « province » de l'« Empire angevin » centré sur l'Anjou ; les monarques « anglais » de cette période naissent, vivent et sont enterrés sur le continent.

Consolidation de l'État français (fin du - )

Philippe II débute son règne en faisant face à une coalition unissant Champagne et Flandre. L'affaire est réglée en juillet 1185 par la signature du traité de Boves. Il peut dès lors se consacrer à ses deux tâches principales : chasser les Anglo-angevins de l'Hexagone et moderniser l'État français. Les Plantagenêts ont alors pour nom Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Richard meurt en 1199 laissant le faible Jean seul au pouvoir. Une invasion de l'Angleterre est même un temps évoqué en 1213, sans suite. Jean tente de réagir en réunissant une coalition réunissant également l'empereur allemand Othon IV et le comte de Flandre - qui est également roi de Portugal. La marine coule bien une flotte française en mai 1213, mais c'est sûr, à Bouvines, que se joue le conflit. Le dimanche 27 juillet 1214, Philippe II triomphe de la coalition lors de la bataille de Bouvines et modifie significativement l'Histoire de l'Occident. La France s'engage en effet dès lors sur la voix de la centralisation tandis qu'en Angleterre les grands barons exigent et obtiennent l'adoption de la Grande Charte (Magna Carta) qui muselle le roi et qu'en Allemagne l'empereur ne règnera plus que sur un ensemble ultra morcelé jusqu'au milieu du . Sur la route de Bouvines à Paris, la population salua vivement le roi vainqueur et Paris lui fait un accueil digne des triomphes de la Rome Antique. C'est la première expression de « sentiment national » en France. Suite à ses triomphes et à ses gains de territoires, Philippe II hérite du surnom romain dAuguste, c'est désormais Philippe Auguste. Après l'épisode de Bouvines qui met fin à la première guerre de cent ans face aux Anglais, la France de Philippe Auguste connaît un de paix. La météo est de la partie et les étés sont plus chauds au tandis que les hivers rigoureux restent limités (Hiver 1219, 1225, 1234, 1235, 1276 et 1292) et les épidémies et famine (1225) très limitées. La population atteint alors un optimum de quelques 16 millions contre 8 en Allemagne et 2 en Angleterre.

Crises et mutations du bas Moyen Âge ( - )

La lignée des Capétiens directs se termina de façon tumultueuse par le règne successif de trois fils de Philippe IV. Le scandale de la Tour de Nesle ébranla le prestige de la royauté. Louis X le Hutin mort prématurément, eut un fils posthume, Jean Ier qui ne vécut que quelques jours : le régent, son frère, devint alors roi sous le nom de Philippe V le Long. Lui-même n'eut pas d"héritiers et la couronne passe au troisième frère, Charles IV le Bel. Faute d'héritier mâle au dernier Capétien direct, le pouvoir passa à une branche cadette, les Valois. Ce choix contrarie l'ambition d'un autre prétendant, descendant de Philippe le Bel par sa mère, et qui était Édouard III, roi d'Angleterre. La
loi salique interprétée avec talent par les grands féodaux pour écarter cette candidature jugée dangereuse pour leur propre indépendance, fut la cause directe de la guerre de Cent Ans. Pendant cet interminable conflit, le territoire français est le champ clos de combats épisodiques mais acharnés entre rois de France et rois d'Angleterre. Les grands du royaume s'allient en fonction de leur propre stratégie personnelle et la situation devient extrêmement difficile pendant le règne de Charles VI, devenu fou. Ses proches parents, Louis d'Orléans, frère du roi et le puissant duc de Bourgogne Jean sans Peur, y voient l'occasion d'étendre leur pouvoir et entrent dans une rivalité qui s'acheva par l'assassinat des deux protagonistes et la quasi éviction du dauphin Charles VII devenu le « roi de Bourges » pendant que les Anglais parviennent à faire proclamer leur propre roi. L'irruption dans l'histoire de France de Jeanne d'Arc longtemps jugée « extraordinaire » est aujourd'hui relativisée par les Historiens. Elle redonna au mieux « bon moral » (Corvisier) aux soldats français lors du siège d'Orléans, et eut une activité militaire très limitée. Durant l'hiver 1429, elle s'empare du village de Saint-Pierre-le-Moûtier, échoue devant la bourgade de La Charité-sur-Loire avant d'être fait prisonnière devant Compiègne (24 mai 1430). La fin du conflit est proche : Les Anglais sont chassés de France en 1453. Les rois de France regagnent prestige et autorité. Ils ont toujours à faire à forte partie, en particulier avec les ducs de Bourgogne, les Grands Ducs d'Occident. Philippe le Bon et Charles le Téméraire seront les principaux rivaux de Charles VII et de son fils Louis XI. À leurs possessions bourguignonnes, ils ont joint les Pays-Bas, et se posent parmi les plus puissants souverains d'Europe. À la mort du Téméraire, une partie de ses possessions reviennent à sa fille, Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien d'Autriche : un nouveau danger se précise. Le Moyen Âge s'achève sur la disparition des grandes principautés : duché de Bretagne et duché de Bourgogne.

Époque moderne

La Renaissance

L'Époque moderne débute par la Renaissance. Ce mouvement philosophique et artistique, s'accompagne grâce à l'invention de l'imprimerie d'une diffusion des savoirs qui conduit à l'affirmation du rôle prépondérant de l'Homme dans l'univers – l'Humanisme – et aboutit à une remise en cause de l'emprise de l'Église sur la société : la Réforme (qui se traduit par le protestantisme) et la Contre-Réforme. Les relations entre États européens se structurent. La fin du Moyen Âge voit en particulier se mettre en place l'institution des ambassadeurs résidents permanents. La Renaissance culturelle gagne la France depuis l'Italie, notamment par le biais des Guerres d'Italie, commencées sous le règne de Charles VIII (1483-1498), continuée sous ses successeurs Louis XII et surtout François Ier. Celui-ci emmène Léonard de Vinci à sa cour. C'est l'époque de la construction des châteaux de la Loire, dont Chambord est le plus bel exemple. Parallèlement, des progrès techniques considérables ont lieu, amorcés à la fin du Moyen Âge, qui permettent un essor considérable de la production. Ces inventions facilitent surtout l'expansion de la civilisation européenne. Au départ à but économique, la recherche de la « route des Indes » amène la découverte de l'Amérique en 1492 et la prise de conscience pour les Européens de l'existence d'autres cultures. L'ensemble de ces faits, auxquels s'ajoute le schisme protestant, avec la réforme de l'Église entreprise par Luther et Calvin, fait voler en éclats les cadres de la société médiévale. Lorsque François Ier monte sur le trône, son principal rival en Europe est Charles-Quint dont les domaines encerclent le royaume de France. La rivalité entre les deux souverains et leurs successeurs va occuper le , chacun essayant de nouer les alliances, parfois compliquées de considérations religieuses qui leur permettent d'espérer l'emporter. Le catholique François Ier va nouer une alliance avec le sultan Soliman le Magnifique ou les princes protestants allemands pour prendre à revers le non moins catholique Charles Quint. Chacun d'eux essaye de s'attirer la faveur du peu recommandable Henri VIII d'Angleterre, qui rompt avec Rome pour pouvoir se remarier...

Les guerres de religion

Article de fond : Guerres de religion Aux progrès de la Réforme protestante, rendue possible par l'impression et la diffusion de la Bible, s'oppose la contre-Réforme de l'Église catholique romaine. Le durcissement de l'opposition entre catholiques et protestants voit les deux religions s'affronter violemment dans l'ensemble de l'Europe et notamment dans le royaume de France. Le règne d'Henri II (1547-1559), et surtout ceux de ses trois fils François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589), furent marqués par cet affrontement entre protestants et catholiques, notamment par les huit Guerres de religion entre 1562 et 1598. Le massacre de la Saint-Barthélemy, commencé dans la nuit du 24 au 25 août 1572, est l'exemple le plus tragique de ces affrontements. À la mort d'Henri III, assassiné par un moine fanatique, et faute d'héritier mâle, le trône passa à une branche cadette, les Bourbons, en la personne d'Henri IV, auparavant roi de Navarre. Mais celui-ci étant protestant, il ne fut pas reconnu par les ultra catholiques de la Sainte-Ligue. Il lui fallut reconquérir son royaume et surtout se convertir au catholicisme, ce qu'il fit en 1593 (il aurait eu à l'occasion le mot célèbre : « Paris vaut bien une messe »). Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV mit un terme aux Guerres de religion en promulguant la liberté de culte pour les protestants par l'édit de Nantes de 1598. Aidé de son ministre Sully, Henri IV tâcha de remettre sur pied le royaume durement éprouvé par les Guerres de religion ; lorsqu'il est assassiné par Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il lègue à son fils Louis XIII un royaume considérablement renforcé.

La monarchie absolue

Louis XIII Louis XIII (1610-1643) succède à Henri IV, assassiné en 1610. Avec son ministre, le cardinal de Richelieu, il mène une politique de domestication des grands seigneurs du royaume (Affaire du comte de Chalais en 1626), de durcissement envers les protestants et, sur le plan de la politique extérieure (siège de La Rochelle), d'affrontement avec la dynastie des Habsbourg, divisée en deux branches, Espagne et Autriche. La guerre de Trente Ans permet à la France de devenir la principale puissance continentale et d'agrandir son territoire aux dépens de l'Espagne (conquêtes de l'Artois et du Roussillon confirmées par les traités de Westphalie). Durant le règne de Louis XIV (1643-1715), la France est la puissance politique, économique et culturelle prédominante en Europe. Les nombreuses campagnes militaires de Louis XIV et la confusion entre l'argent de l'État et la Cassette royale, lourdement sollicitée par les fastes de sa cour, conduisent à des problèmes financiers chroniques durant le . La France trouve les moyens de se payer ce luxe au XVIIe en rançonnant ses provinces, mais la situation devient intenable en fin de règne du Roi-Soleil avec le mini âge glaciaire qui frappe si cruellement la France (1709 notamment). Très marqué par les troubles de la Fronde durant son enfance, Louis XIV poursuit et amplifie la politique centralisatrice de ses prédecesseurs en rabotant les pouvoirs des nobles, en muselant les institutions et en réprimant durement toute contestation ou révolte dans le royaume. Versailles devient ainsi une vaste prison dorée pour une noblesse désormais sous contrôle. Louis XIV personnifie plus que tout autre roi la monarchie absolue, car il déclare dès 1661 qu'il gouvernera seul, sans ministre. Un demi siècle durant, le Roi-Soleil règne seul, sans véritable contre-pouvoir ; c'est le principe même de la Monarchie Absolue. Notons que cet Absolutisme n'est pas aussi absolu qu'il le sera au XIXe. En effet, Louis XIV veut réformer la France en profondeur, mais bute sur les représentations locales, états particuliers ou parlements. Il les met au pas par tout moyen et ne leur laisse qu'un rôle honorifique ou subalterne pour faire exercer leurs prérogatives par des officiers royaux à sa solde comme les intendants, ancêtres des préfets. Dès lors, ces représentations asservies ne constituant plus une menace, leur dissolution aurait présenté plus d'inconvénients que d'avantages et elles sont conservées. Les révoltes et les soulèvements que provoque sa politique sont férocement réprimées, par exemple par l'envoi de 20.000 dragons en Bretagne lors de la révolte des Bonnets Rouges en 1675. En matière de politique étrangère, personne n'a prise sur le Roi pour déclarer la guerre ou signer la paix. On retrouve l'esprit de ce chef de guerre dans la constitution de la Ve République. Louis XIV fut intraitable sur la question du Pré Carré, expression que l'on retrouve aujourd'hui pour désigner l'ensemble des fonctions diplomatiques et militaires exclusivement du ressort du Président de la République française sous la Ve République. Il souhaita rattacher à sa couronne toutes les terres qui avaient appartenu un jour ou un autre à ses prédécesseurs par les "Réunions" pour étendre ses frontières au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées et aux Mers. Il se lança dans des guerres d'agression pour soutenir ses ambitions dynastiques (guerre de Succession d'Espagne) et politiques. Malgré des succès initiaux dus à son administation civile et militaire, à son audace et à d'excellents généraux, la coalition de ses ennemis le contraignit à renoncer à l'essentiel de ses conquêtes et à ses prétentions à dominer l'Europe. Au plan culturel, Louis XIV, rétif au baroque, en réglemente une adaptation rigide, le Classicisme qui touche toutes les formes d'arts, de l'architecture (bâtiments ou jardins), aux lettres en passant par la sculpture, la peinture et la musique, notamment. Sa politique de contrôle et de monopole des arts a cependant bridé nombre d'artistes. La fin du règne de Louis XIV est particulièrement pénible en raison des conditions météorologiques glaciaires qui tuent certainement plusieurs millions de personnes en France par le froid ou la faim. En raison aussi de la dureté de sa politique intérieure, de son intolérance religieuse et surtout de ses guerres continuelles qui rapportèrent relativement peu de terres à la France mais firent des hécatombes, engloutirent des fortunes, nuirent tant au commerce et paupérisèrent villes et campagnes. Aussi, le décès du Roi est accueilli en 1715 comme une délivrance par l'ensemble du royaume. Des feux de joie sont allumés dans les villages. Le futur Louis XV étant encore enfant, une Régence est mise en place. Cette période se caractérise par un relâchement dans les mœurs après l'austérité des dernières années de règne de Louis XIV et par la résurgence des pouvoirs locaux précédemment réduits au silence. guerre Louis XV succéda à son arrière-grand-père, Louis XIV, mort en 1715. Son règne est très brillant sur le plan culturel, avec l'apparition des philosophes des Lumières tels Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot et d'Alembert, mais la France perd son importance politique outre-mer, notamment en Amérique et en Inde (Yanaon, Chandernagor, Karikal, Mahé, Pondichéry) où elle cède ses territoires à la rivale Angleterre par le traité de Paris de 1763. Le plus grand problème de l'État est alors le déficit budgétaire chronique qui conduit à rendre le roi dépendant des financiers et des manieurs d'argent. Les tentatives de modernisation du « système fisco-financier », comme le « système » de Law pendant la régence du duc d'Orléans n'aboutissent pas. Autre source de paralysie des systèmes de gouvernement, l'opposition des Parlements, cours de justice dominée par une aristocratie se posant en défenseur des lois du royaume. S'opposant à toute tentative de modification du système fiscal, elle empêche la réforme nécessaire de l'État absolutiste. Le petit-fils de Louis XV, Louis XVI est le dernier monarque absolu d'un royaume miné par les problèmes financiers et budgétaires. Il est destitué par la Révolution française.

Révolution française (1789-1799)

Article de fond : Révolution française La Révolution française est l'événement qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoi

Capétiens

Les Capétiens (appelés officiellement maison de France) sont une famille originaire des bords du Rhin, au sud de Mayence. Leur généalogie remonte à Robert († avant 764), comte de l'Oberrheingau et du Wormsgau, quadrisaïeul du roi des Francs Eudes I († 898). Les Capétiens forment la troisième dynastie française, après les Mérovingiens et les Carolingiens. Le nom (non officiel mais d'usage courant) Capétiens vient du surnom du roi des Francs Hugues I, dit Hugues « Capet ». Les ancêtres de ce roi sont appelés les Robertiens, d'après le prénom du bisaïeul d'Hugues Capet, Robert le Fort († 866), marquis de Neustrie. Avant Hugues Capet, deux membres de sa famille (Eudes I et Robert I) ont été rois des Francs, avec des règnes intercalés entre ceux des Carolingiens. À partir de l'élection et du sacre d'Hugues, en juillet 987, la famille dirigera la France sans interruption pendant huit siècles, jusqu'au 10 août 1792. Les Capétiens régnèrent aussi sur de nombreux autres pays : royaume de Portugal, empire de Romanie, royaume de Sicile, royaume de Navarre, royaume de Hongrie, royaume de Pologne, seigneurie (future principauté) d'Andorre, royaume des Espagnes et des Indes, duché de Parme, royaume d'Étrurie, royaume des Deux-Siciles, duché de Lucques, empire du Brésil, Grand-duché du Luxembourg... sans oublier l'Écosse dont François II de France fut roi consort. La dynastie capétienne se composa de très nombreuses branches cadettes, qui s'éteignirent progressivement jusqu'à ce qu'à partir de 1768 la seule branche légitime subsistante de la dynastie fut la branche des ducs de Bourbon, issue de Robert de France (1256-1318), le dernier fils de saint Louis, qui hérita par mariage de la seigneurie (futur duché) de Bourbon. C'est pourquoi depuis 1768 la dynastie capétienne est également appelée maison de Bourbon. L'actuel chef de la maison de Bourbon, est le prince Louis de Bourbon (né en 1974), duc d'Anjou. Son héritier présomptif n'est autre que l'actuel roi Jean-Charles I d'Espagne. En 2004 deux Capétiens règnent encore en Europe : le roi d'Espagne (de la branche aînée des Capétiens) et le grand-duc du Luxembourg (de la branche des ducs souverains de Parme).

Voir aussi


- Généalogie générale des Capétiens
- Généalogie des Capétiens
- Armorial des Capétiens
- Valois
- Monarques de France
- Liste des rois de Portugal
- Liste des rois de Navarre
- Liste des monarques d'Espagne
- Liste des ducs de Parme
- Liste des empereurs du Brésil
- Liste des grands-ducs de Luxembourg Catégorie:Histoire de France C ja:カペー朝 ko:카페 왕조

1524

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---- Cette page concerne l'année 1524 du calendrier julien.

Événements


- 7 mars : Pour le compte du roi de France, le navigateur Verrazano prend pied an Amérique du Nord. Il découvre la baie de New York et l'embouchure du fleuve Hudson.
- 25 décembre : Le pape Clément VII ouvre solennellement le neuvième Jubilé (Année sainte).
- Début d'un soulèvement paysan en Allemagne contre les propriétaires terriens (fin en 1525).
- François Ier de France traverse le comté de Nice et envahi la Provence.
- Le Guatemala, le Costa Rica, le Salvador et le Honduras deviennent espagnols.
- Le conquistador Francisco Pizarro descend la côte pacifique d'Amérique du Sud (fin en 1527).
- Martin Luther introduit la soutane noire du prédicateur.

Naissances en 1524


- 11 septembre : Pierre de Ronsard, poète français
- (juin) : Naissance de Camoëns, poète portugais.

Décès en 1524


- 8 avril : Bayard, militaire français, d'un coup d'arquebuse, alors qu'il protégeait l'arrière-garde de l'armée française.
- 24 décembre : Vasco de Gama, navigateur portugais.
- 20 juillet : Claude de France, duchesse de Bretagne et reine de France.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Hans Holbein l'ancien, peintre allemand
  - Joachim Patinir, peintre flamand. (° v. 1485). ko:1524년 simple:1524

Liste des ducs de Bretagne


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Bretagne Bretagne Bretagne

Ducs de Bretagne

Selon les époques, les « princes » de Bretagne furent rois, puis ducs, comtes et enfin à nouveau ducs de Bretagne et pairs de France.

Rois du Haut Moyen Âge (légendaires ou semi légendaires)


- ??? - 359 env Guitel, prince de Domnonée ???
- env 400 Derech I
- 350 - 421 Conan Meriadec installé en Bretagne armoricaine en l'an 383. personnage donné pour premier roi dans la vie de St Gouesnou et par dom Morice
- ??? - ??? Riwallon, Riwal, Riwalt ou Rivelen, donné pour premier roi de Bretagne dans les vies des saints Guénolé, Winnoc, Brieuc, Tugdual et Lunaire
- 421 - 421 Gradlon Meur, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec, donné pour premier roi de Bretagne par dom Lobineau
- ??? - 446 Salomon I roi de Bretagne
- ??? - 464 Aldrien roi de Cornouaille
- ??? - 478 Erich roi de Cornouaille
- ??? - ??? Riothamus roi de Domnonée
- 490 - 509 Budic roi de Cornouaille, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
- 509 - 545 Hoël I
- 545 - 554 Hoël IIroi
- 554 - 594 Alain I
- 594 - 612 Hoël III roi
- 600 env Concar Cheronnog roi de Cornouaille, nom d'un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
- 610 - 647 Judicaël roi de Cornouaille
- 647 - ??? Judoc roi de Cornouaille liste selon la Chronique de St-Brieuc et dom Morice
- Conan / Conan Meriadec
- Grallon / Gradlon
- Salomon
- Audren / Audroen
- Budic, épouse Anne, sœur du roi Arthur
- Hoel Ier le Grand, son fils, neveu du roi Arthur
- Hoel II, son fils
- Alain Ier, son fils
- Hoel III, son fils
- Salomon II, son fils
- Alain II le Long, son fils invasion de Goths & de Francs
- Conober
- Rivallon MeurMarziou
- Deroch, son fils
- Riatam, son fils
- Jona, son fils (???-640)
- Conomor, usurpateur
- Judual

Rois du Haut Moyen Âge (attestés historiquement)


- ??? - 636 Judicael roi de Domnonée
- 818 - 822 Murman ou Morvan Lez-Breizh, roi des Bretons des environs de Priziac
- ??? - 825 Wiomarc'h ou Guyomarc'h, chef ou roi des Bretons du nord-est, vraisemblablement

Rois de Bretagne


- 845-851 : Nominoë, duc
- 851-857 : Erispoë, duc & roi
- 857-874 : Salomon (Salaün en breton), duc, roi en 868
- 874-876 : guerre de succession entre Pascweten, comte de Vannes et Gurvant/Gurwand
- 876-888 : guerre de succession entre Alain le Grand comte de Vannes et Judicaël, comte de Poher
- 888-907 : Alain I le Grand seul duc, roi vers 898
- 908?-913 : Gourmaëlon, comte de Cornouaille, gouverne le royaume 913-931 : occupation normande sous les chefs Ragenold/Rögnvald, Félécan et Incon
- 931 : Alain Barbetorte et Juhel-Bérenger, comte de Rennes tentent de libérer la Bretagne, sans succès
931-937 : occupation normande. Guillaume Longue-épee, duc de Normandie, ayant conquis le Cotentin et l'Avranchin, se titre duc de Bretagne
- 937-952 : Alain II Barbe-Torte, duc
- 952-958? : Drogon, duc sous la régence partagée de son oncle le comte de Blois Thibaud le Tricheur (qui en confie l'administration à l'archevêque de Dol Wicohen ainsi qu'au comte de Rennes Juhel-Bérenger) et de son beau-père le comte d'Anjou Foulques le Roux (qui épouse la veuve de Barbetorte)
- 958-979 : Hoël Ier, duc, comte de Nantes
- 979-988 : Guérec, duc, comte de Nantes (précédemment évêque de Nantes)
- 988-990 : un enfant mâle de nom inconnu, fils de Guérec, duc, comte de Nantes

Maison de Rennes


- 980 - 992 Conan I le Tort, duc, comte de Rennes
- 992 - 1008 Geoffroi I, duc
- 1008 - 1012? Havoise de Normandie, duchesse douairière et régente pour son fils mineur Alain III
- 1008 - 1040 Alain III, duc
- 1040 - 1047 Eon de Penthièvre, régent au nom de son neveu mineur Conan II
- 1040 - 1066 Conan II, duc

Maison de Cornouaille


- 1066 - 1084 Hoël II de Cornouaille épouse Havoise, fille d'Alain III et sœur de Conan II. Duc de Bretagne, comte de Cornouaille et de Nantes
- 1084 - 1112 Alain IV Fergent, duc
- 1112 - 1148 Conan III le Gros, duc :Ce duc déshérita son fils Hoël III pour cause d'illégitimité et désigna comme successeur son petit-fils Conan IV, sous la régence de son gendre Eudon/Eon de Porhoët. A sa mort, Eudon écarta son beau-fils et Hoël III tenta de faire valoir ses droits. Conan IV se réfugia en Angleterre et Henri II d'Angleterre le réinstalla dans son duché en 1156.
- 1148-1148 : Hoël III, duc (prétendant) puis seulement comte de Nantes jusqu'en 1156
- 1148-1156 : Eon II, comte de Porhoët, duc régent au nom de sa femme la duchesse Berthe (fille de Conan III)

Maison de Penthièvre


- 1156 - 1166 Conan IV le Petit, duc. Du chef de son père Alain le Noir, il est le premier duc de Bretagne investi de l'honneur de Richmond (= comté de Richemont, en Angleterre).
- 1166 - 1201 Constance (fille de Conan IV), forcée d'épouser Geoffroy, fils d'Henri II d'Angleterre qui suit, et ultérieurement Ranulf de Chester, puis Guy de Thouars.

Plantagenêts


- 1181 - 1186 Geoffroy II, duc, premier mari de la duchesse Constance
- 1186 - 1196 Constance, duchesse puis régente pour son fils mineur Arthur Ier 1196 - 1197 le roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion conquiert la Bretagne, fait enlever la duchesse Constance et se fait confier la garde du jeune duc Arthur, son héritier
- 1197 - 1201 Constance, duchesse et régente pour son fils mineur Arthur Ier
- 1201 - 1203 Arthur I, duc, prétendant au trône d'Angleterre ainsi qu'à la Normandie, l'Anjou, le Maine...

Maison de Thouars


- 1203 - 1206 : Guy de Thouars, (troisième époux de Constance) baillistre du duché pour sa fille mineure Alix 1206 - 1207 : le roi de France Philippe-Auguste enlève l'administration du duché à Guy de Thouars et s'arroge les fonctions ducales, avant de les restituer
- 1207 - 1213 : Guy de Thouars, baillistre du duché pour sa fille mineure Alix
- 1213 - 1221 : Alix, duchesse, fiancée à Henri de Penthièvre puis mariée à Pierre Mauclerc

Maison capétienne de Dreux


- 1213-1237 Pierre Mauclerc († 6 juillet 1250), « baillistre » du duché de Bretagne pour la duchesse Alix puis son filsmineur le duc Jean le Roux.
- 1237-1286 Jean I le Roux (1221-1286), duc
- 1286-1305 Jean II († 21 novembre 1305), duc
- 1305-1312 Arthur II25 juillet 1261 - † 27 août 1312), duc
- 1312-1341 Jean III dit « Le Bon », (° 8 mars 1286 - † le 30 avril 1341), duc

guerre de Succession de Bretagne


- 1341-1365 : Jeanne, comtesse de Penthièvre et son époux Charles de Blois († 1364) :: la succession est contestée par son oncle Jean de Montfort, ce qui déclence la guerre de Succession de Bretagne, puis par son fils le futur Jean IV. En 1365, par le Traité de Guérande, Jeanne de Penthièvre renonce à la Bretagne en faveur de Jean IV.

Maison capétienne de Montfort


- 1364-1399 Jean IV le Conquéreur, aussi dit le Vaillant, comte de Montfort
- 1399-1442 Jean V le Sage (1389-1442), comte de Montfort
- 1442-1450 François I (1414-1450), comte de Montfort
- 1450-1457 Pierre II, comte de Guingamp
- 1457-1458 Arthur III le Justicier ou le Connétable de Richemont (1393-1457), comte de Richemont/Richmond
- 1458-1488 François II (1435-1488), comte titulaire d'Etampes
- 1488-1514 Anne (1477-1514), reine des Romains et archiduchesse d'Autriche par son mariage avec Maximilien de Habsbourg, puis reine de France, de Sicile et de Jérusalem par son mariage avec Charles VIII, puis reine de France et duchesse de Milan par son mariage avec Louis XII

Maison capétienne de Valois-Orléans


- 1514-1524 Claude de France (1499-1524)

Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême


- 1524-1536 François III (1518-1536), dauphin de France, fils aîné de François I et de Claude de France.
- 1536-1547 Henri (1519-1559), dauphin de France, fils cadet de François I et de Claude de France. Porte le titre de duc de Bretagne sans être couronné à Rennes. Roi de France sous le nom d'Henri II à partir de 1547. Après l'édit d'Union de la Bretagne à la France en 1532, la population nantaise accueillera à plusieurs reprises le souverain français au cri de: « Vive le Duc ! ». Depuis Geoffroi II, les ducs de Bretagne rendaient hommage au roi de France (parfois transféré au roi d'Angleterre) pour la Bretagne. Ils le firent lige jusqu'à Jean IV. Les ducs suivants firent l'hommage simple, malgré les réclamations répétées de la cour de France. Les ducs devaient aussi l'hommage pour les autres terres qu'ils tenaient : Au roi d'Angleterre pour le comté de Richemont/Richmond (quand celui-ci le leur laissait); au roi de France pour la vicomté de Limoges (d'Arthur II à Charles de Blois) et pour le comté de Montfort-L'Amaury (depuis Jean IV). À noter le cas du duc Arthur III, qui était devenu connétable de France avant son accession au trône ducal, quand il n'était que comte de Richemont - on le connait sous le nom de connétable de Richemont - qui rendant hommage 14 octobre 1457 était précédé d'un porteur qui tenait deux épées : l'une nue la pointe en haut, à cause de sa dignité ducale ; l'autre au fourreau, à cause de sa dignité de connétable. En 1366 Jean IV évitera l'hommage lige en prétendant vouloir le faire, cependant aussitôt après il rendit un hommage-lige pour son comté de Montfort-L'Amaury. Les querelles de succession causèrent la guerre de Succession de Bretagne avec ce paradoxe que le parti de Jean IV de Montfort - appuyé par l'Angleterre - prétendait faire valoir la loi salique alors que la maison de Penthièvre, appuyée par la France - la rejetait, au prétexte du droit Breton, selon lequel les femmes entraient en ligne de compte pour les successions. Ce pavé n'a pas sa place ici; pourrait-on le déplacer ?

Prétendants au duché de Bretagne


- 1420 : Olivier de Blois-Bretagne (mort en 1434), comte de Penthièvre, fils de Jean de Blois et de Marguerite de Clisson; petit-fils de la duchesse Jeanne (Jeanne de Penthièvre) et de Charles de Blois.
- 1488... : Charles VIII roi de France. En 1480, son père Louis XI avait acheté pour 50.000 livres à Nicole de Blois-Bretagne, comtesse de Penthièvre et descendante héritière du précédent, les droits sur la Bretagne qu'elle détenait. Cela ne pouvait avoir aucune valeur juridique pour la succession ducale (qui ne s'obtenait que par descendance naturelle) mais c'était une manière pour Louis XI de rabaisser le duché au rang d'un verger qu'on achète.
- 1488... : Jean II, vicomte de Rohan, avait épousé Marie de bretagne, fille du duc François Ier. Anne étant fille, (et bien que François II l'ait fait reconnaître héritière par les Etats) Jean prétendit au duché du fait du traité de Guérande qui excluait les femmes de la succession en présence d'un héritier mâle. Il prit en plusieurs occasions le titre de duc, ce que Charles VIII lui interdit ultérieurement.
- 1488... : Jean de Chalon, prince d'Orange. Quoiqu'il n'ait pas soutenu officiellement ses prétentions, il monnaya leur renonciation avec Charles VIII. Fils de Catherine de Bretagne, elle-même sœur du dernier duc François II, ses droits selon les lois bretonnes (traité de Guérande) étaient sans doute les meilleurs pour succéder à François II.
- 1590-98 : Isabelle (1566-1633) infante d'Espagne. A l'extinction des Valois-Orléans-Angoulême avec la mort du roi Henri III en 1589 accéda au trône de France le roi Henri IV. Il n'avait pas de lien familial direct avec les ducs de Bretagne et n'en était donc pas l'héritier. Tous les fils d'Henri II étant morts sans descendance légitime, les droits au duché passaient à l'infante Isabelle, fille aînée du roi Philippe II d'Espagne et d'Elisabeth de Valois (1545-1568), elle-même fille aînée d'Henri II. Refusant de reconnaître l'édit d'union de 1532, Philippe II expédia des troupes en Bretagne pour soutenir la cause de sa "duchesse Isabelle" et établir un pont vers ses Pays-Bas.
- 1590-98 : Philippe-Emmanuel de Lorraine (1558-1602), duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne et époux de Marie de Luxembourg, comtesse de Penthièvre (prétendant de fait).

Maison de Bourbon

17041705 : Louis de France (1704-1705), arrière-petit-fils du roi Louis XIV de France. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, mort âgé de neuf mois. 17071712 : Louis de France (1707-1712), frère du précédent. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, Louis de France devient ensuite dauphin, à la mort de son père. 19731984 : François de Bourbon (1972-1984), fils aîné d' Alphonse II de Bourbon, chef de la Maison de France et de Bourbon. Titré le 13 octobre 1973, François de Bourbon reçoit ensuite le titre de « duc de Bourbon » à la mort de son grand-père.

Liste des reines de France

France
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Ceci est une liste des reines de France. Pour leurs époux, consulter la liste des monarques de France.

Mérovingiens


- Basine de Thuringe, épouse de Basin, roi de Thuringe, puis de Childéric Ier, roi des Francs, mère de Clovis Ier.
- Clotilde, (465 - 545), épouse de Clovis Ier.
  - Fille de Chilpéric, roi des Burgondes.
- Chunsène, première épouse de Clotaire Ier.
- Gondioque, seconde épouse de Clotaire Ier.
- Ingonde, troisième épouse de Clotaire Ier.
- Arnegonde de Worms (ou Arégonde) (515-573), quatrième épouse de Clotaire Ier.
- Radegonde, (519 - 587), cinquième épouse de Clotaire Ier.
- Vultrade, sixième épouse de Clotaire Ier.
  - Princesse lombarde.
- Brunehaut (vers 534-613), épouse en 568 Sigebert Ier roi d'Austrasie, puis Mérovée, fils de Chilpéric Ier
  - Fille du roi Wisigoth Athanagild
- Audevère ou Audevera (533-580), première épouse de Chilpéric Ier.
- Haldetrude, première épouse de Clotaire II.
- Bertrude (ou Bertrade ou Bérétrude), (582-620), seconde épouse de Clotaire II, roi de Neustrie, mère supposée de Dagobert Ier.
- Sichilde (ou Sicheut), troisième épouse de Clotaire II.
- Gomatrude (ou Gomotrude), première épouse de Dagobert Ier.
  -
Répudiée en 629.
- Nantilde (ou Nantechilde), (610 - 642), seconde épouse de Dagobert Ier, mère de Clovis II
.
- Ragnétrude (ou Raintrude), troisième épouse de Dagobert Ier.
- Sainte Bathilde, (vers 626-680), épouse de Clovis II, mère de Clotaire III, de Childéric II et de Thierry III.
- Bilichilde, († 675), épouse de Childéric II.
- Clotilde de Herstal, (? – 699), épouse de Thierry III, mère de Clovis III et Childebert III.
- Tanaquille, († 696), épouse de Clovis III.
- Edonne, épouse de Childebert III.
- Gisèle de Laon, épouse de Childéric III.

Carolingiens


- Rotrude (ou Chrotrud), († 724), première épouse de Charles Martel.
- Swanahilde ou Sonichilde, seconde épouse de Charles Martel.
  -
De la famille des ducs de Bavière.
- Bertrade de Laon (ou Berthe dite
aux grands pieds), (719783), troisième épouse de Pépin le Bref, mère de Charlemagne et de Carloman Ier.
  -
Fille de Caribert II, comte de Laon,
- Himiltrude, première épouse de Charlemagne.
- Hermengarde, seconde épouse de Charlemagne (770)
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Fille de Didier, roi des Lombards
  -
sera répudiée en 771.
- Hildegarde, (758783), troisième épouse de Charlemagne (772), mère de Louis Ier.
  -
Fille d'Hildebrand, comte de Souabe
- Fastrade, († 794), quatrième épouse de Charlemagne.
  - Fille de Radulf, comte de Franconie.
- Liutgarde, cinquième épouse de Charlemagne.
  - Fille de Liutfred II d'Alsace et d'Hiltrude de Wormsgaü
- Madelgarde, sixième épouse de Charlemagne.
- Gerswinde de Saxe, septième épouse de Charlemagne.
  - Fille du chef saxon Wittukind
- Régina, huitième épouse de Charlemagne.
- Adelinde, neuvième épouse de Charlemagne.
- Ermengarde de Hesbaye (ou Ermingarde, Irmangarde), († 818), première épouse de Louis Ier.
  - Fille de Ingramm, petite-fille de Charles Martel
- Judith de Bavière, (800845), seconde épouse de Louis Ier, mère de Charles le Chauve.
  - Fille de Welf, comte de Bavière
- Ermentrude d'Orléans, († 869), épouse de Charles II le Chauve, mère de Louis II le Bègue.
  - Fille de Eudes Ier comte d'Orléans.
- Richilde de Provence (ou Richeut), (? - 910), seconde épouse de Charles II le Chauve.
  - Fille de Bivin, comte d'Ardenne, sœur du roi Boson de Provence.
- Ansgarde d'Hiémois (ou de Bourgogne) (1826-875?), première épouse (secrète) de Louis II le Bègue, mère de Louis III et de Carloman.
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Elle est répudiée en 866.
- Adélaïde (ou Aélis) (853-901), seconde épouse de Louis II Le Bègue, mère de Charles III le Simple.
  -
Fille d'Aldalhard, comte du palais et comte de Paris
- Richarde de Souabe, († 894), épouse de Charles III le Gros.
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Princesse d'Écosse.
- Théodérade, épouse d'Eudes.
- Frédérune (ou Frérone), († 917), première épouse de Charles III le Simple (907).
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Fille de Thierry II de Rhingelheim et de Rhingildim de Frise
- Edwige de Wessex (ou Odvige), (896 - 951), seconde épouse de Charles III le Simple, mère de Louis IV d'Outremer.
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Fille d'Édouard d'Angleterre.
- Béatrice de Vermandois, épouse de Robert Ier.
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Fille d'Herbert Ier, comte de Vermandois
- Emma de France, († 935), épouse de Raoul Ier.
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Fille de Robert Ier et de Béatrice de Vermandois
- Gerberge de Saxe ou de Germanie, (913-984), épouse de Louis IV d'Outre-Mer, mère de Lothaire.
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Fille d'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie.
- Emma d'Italie, († 989), épouse de Lothaire.
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Fille de Lothaire II, roi d'Italie.
- Adélaïde d'Anjou, épouse de Louis V.

Capétiens, branche aînée


- Adélaïde d'Aquitaine (ou Adèle) (945-1004), épouse d'Hugues Capet, mère de Robert II le Pieux.
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Fille de Guillaume III, duc d'Aquitaine.
- 996-996 : Rozala de Provence (ou Suzanne) (ou
d'Ivrée), († 1003), première épouse de Robert II
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Fille de Bérenger II, roi d'Italie
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Veuve en premières noces de Arnould II, comte de Flandre ((† 988)
- 996-v. 1003 : Berthe de Bourgogne, (964-1024), épouse du comte de Blois, puis deuxième épouse de Robert II le Pieux.
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Fille de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne et de Mathilde, fille de Louis IV d'Outremer
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Veuve en premières noces de Eudes, comte de Blois ((† 996)
- v. 1003-1031 : Constance d'Arles, († 1032), troisième épouse de Robert II, mère d'Henri Ier et de Robert Ier, duc de Bourgogne

  - Fille de Guillaume II, comte d'Arles et d'Adélaïde d'Anjou
- 1036-v. 1044 : Mathilde de Frise, († v. 1044), épouse de Henri Ier
  - Fille de Liudof, margrave de Frise
- 1051-1060 : Anne de Kiev (ou de Russie), (1024-1089), deuxième épouse du roi